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DÉMENCE : La santé des os liée à la santé du cerveau ?

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 1 semaine
Neurology
Les personnes qui ont une faible densité osseuse encourent aussi un risque accru de développer une démence (Visuel Adobe Stock 79436111)

Les personnes qui ont une faible densité osseuse encourent aussi un risque accru de développer une démence, conclut cette équipe du Centre médical universitaire Erasmus (Rotterdam), publiée dans la revue Neurology®. Si l’étude ne démontre pas qu'une faible densité osseuse provoque ou favorise la démence, elle révèle une forte association et suggère qu'une perte de densité osseuse pourrait être un marqueur de développement de la démence.  Probablement, en raison de facteurs indirects, comme la perte de mobilité et d'autonomie.

 

L’auteur principal, le Dr Mohammad Arfan Ikram, d’Erasmus, commente ces résultats et décrypte l’association : « on sait encore peu de choses sur la perte osseuse qui se produit dans la période précédant la démence. Notre étude révèle néanmoins que la perte osseuse se produit bien avant la démence et est associée à un risque plus élevé de démence. La faible densité osseuse et la démence sont d’ailleurs 2 conditions qui affectent généralement les personnes âgées simultanément, d'autant plus que la perte osseuse augmente souvent en raison de l'inactivité physique et d'une mauvaise alimentation pendant la démence ».

Densité osseuse faible et risque accru de 42 % de démence

L'étude a suivi durant 11 ans, 3.651 participants, âgés en moyenne de 72 ans, exempts de démence à l’inclusion. Durant le suivi, 688 personnes soit 19% ont développé une démence. L’évaluation de la densité osseuse a été effectuée par rayons X. Les participants ont été évalués ensuite tous les 4 à 5 ans par scintigraphie osseuse et tests cognitifs. L’analyse révèle que :

 

  • parmi les 1.211 participants ayant la densité osseuse corporelle totale la plus faible, 90 ont développé une démence en 10 ans vs 57 des 1.211 personnes ayant la densité osseuse la plus élevée ;
  • après ajustement avec les facteurs de confusion possibles dont l'âge, le sexe, l'éducation, les comorbidités, la prise de médicaments, ainsi que des antécédents familiaux de démence, l’analyse conclut qu'en 10 ans, les personnes ayant la densité osseuse corporelle totale la plus faible ont un risque plus élevé de 42% de développer une démence.

 

Santé osseuse et cérébrale, une corrélation complexe : alors que de précédentes études ont montré que des facteurs tels que l'alimentation et l'exercice peuvent avoir un impact différent sur les os, ainsi que sur le risque de démence, cette recherche confirme une association entre la perte osseuse et la démence, mais d'autres seront nécessaires pour mieux comprendre le lien éventuel entre « les os et le cerveau ». Il est possible que la perte osseuse se produise déjà dans les premières phases de la démence, des années avant que les symptômes cliniques ne se manifestent.

 

Si tel était le cas, la perte osseuse pourrait être un indicateur prédicteur de risque de démence et les personnes atteintes de perte osseuse devraient être ciblées pour le dépistage et des soins préventifs spécifiques.

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