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DÉPRESSION: Découverte d'un lien génétique sur le chromosome 3

Actualité publiée il y a 11 années 1 mois 3 semaines
American Journal of Psychiatry

Des scientifiques de l'Institut de psychiatrie du King's College (Londres) viennent, pour la première fois, d’identifier une cause génétique de la dépression en situant un champ spécifique du chromosome 3 (appelé 3p25-26) lié à la dépression récurrente sévère. Cette étude, qui a examiné l'ADN de 971 paires de frères et soeurs touchés par la dépression récurrente publie ses conclusions dans l’édition du de la revue scientifique American Journal of Psychiatry.

Ces conclusions sont étayées par une autre étude publiée simultanément qui identifie également un lien entre la même région du chromosome 3 et la dépression sur un échantillon de familles de gros fumeurs. C'est aussi la première fois, qu'un tel lien est confirmé de manière indépendante par deux études.


C'est une «étude de liaison du génome entier», appelée “the Depression Network Study” qui visait à identifier les domaines de l'ADN qui pourraient contenir des gènes contribuant à la susceptibilité d'une personne à la dépression majeure. Les facteurs génétiques et environnementaux sont supposés jouer un rôle dans le développement de troubles comme la dépression. Des études ont suggéré que la génétique joue un rôle plus important dans la dépression grave et récurrente que dans les formes moins graves. Cette recherche a étudié les modes de transmission de l'ADN dans des familles avec paires de frères et sœurs touchés par la dépression. Les chercheurs identifient des variations au sein de l'ADN appelé «marqueurs» systématiquement transmises. Une fois qu'une telle région de l'ADN est identifiée, les chercheurs étudient les gènes de cette région en détail et leur lien éventuel avec la maladie.

Les chercheurs ont recruté 839 familles, qui comprenaient 971 paires de frères et sœurs atteints de dépression majeure récurrente, des familles avec 118 paires dont un touché, et l'autre non, et 12 paires de frères et sœurs témoins non atteints. Au total, 2.412 personnes ont été incluses: 2.164 avec dépression récurrente, 1.447 avec dépression récurrente classée comme grave, et 827 avec dépression récurrente très grave. Les participants ont fourni un échantillon de sang pour l'extraction d'ADN et leur ADN a été évalué pour 1.130 marqueurs génétiques répartis sur les chromosomes.

les chercheurs concluent avoir bien identifié une région du chromosome 3 associée avec la dépression récurrente. Cette région comprend des gènes qui pourraient vraisemblablement être impliqués et nécessitent des études plus spécifiques.