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Dysfonction ÉRECTILE: Le secret biochimique du maintien de l'érection

Actualité publiée il y a 8 années 1 mois 5 jours
PNAS

C’est une découverte chez la souris mais qui pourrait conduire à de nouveaux traitements de la dysfonction érectile chez les hommes. Si depuis 20 ans, les scientifiques ont parfaitement identifié les facteurs biochimiques qui déclenchent l'érection du pénis, ils ne connaissaient pas encore les conditions, biochimiques, de son maintien. Ces chercheurs de l’Université Johns Hopkins, qui publient dans l’édition du 25 septembre des Actes de l'Académie des sciences américaines (PNAS), révèlent la chaîne d'événements biochimiques impliqués dans le processus. Une information qui pourrait bien aider les hommes qui souffrent de dysfonction érectile.

«Nous savions que la libération d'oxyde nitrique chimique, un neurotransmetteur produit dans le tissu nerveux, déclenche une érection en relâchant les muscles qui permettent au sang de remplir le pénis. Nous pensions que ce n'était que le stimulus de départ. Nous avons donc cherché à comprendre le processus qui permet de maintenir l'érection », explique le Dr Arthur Burnett, professeur d'urologie à Johns Hopkins Medicine et l'auteur principal de l'étude. Le Dr Burnett et ses collègues ont constaté, sur la souris, une rétroaction dans les complexes nerveux du pénis qui déclenche des vagues d'oxyde nitrique qui maintiennent le pénis en érection. Les influx nerveux venant du cerveau et la stimulation physique sont soutenus par une cascade de substances chimiques générées lors de l'érection après la libération initiale d'oxyde nitrique.


Or, la biologie fondamentale de l'érection chez le rongeur est la même que chez l'homme et donc la principale conclusion serait qu'après la libération initiale d'oxyde nitrique, un processus biochimique appelé phosphorylation permettrait de poursuivre sa libération et de maintenir l'érection.

Tout est dans la libération d'oxyde nitrique : Dans une étude* publiée dans la revue Science en 1992, le Dr Burnett et son co-auteur, le Dr Salomon S. Snyder professeur de neurosciences à la Johns Hopkins identifiait pour la première fois le rôle clé de l'oxyde nitrique produit dans le tissu pénien et sa responsabilité dans le déclenchement de l'érection. « Aujourd'hui, 20 ans plus tard, nous constatons que l'oxyde nitrique n'est pas seulement un déclencheur, mais l'initiateur de tout un processus cyclique qui continue à produire des ondes de neurotransmetteur dans le complexe nerveux du pénis», dit Burnett.

De nouvelles thérapies ? Avec cette compréhension biologique de base, il peut être possible, selon les auteurs, de développer de nouvelles approches médicales pour aider les hommes ayant des problèmes d'érection provoqués par des facteurs tels que le diabète, les maladies vasculaires ou des lésions nerveuses liées à des interventions chirurgicales. De nouvelles approches pouvant intervenir plus tôt dans le processus de l'excitation que les médicaments actuellement disponibles pour traiter la dysfonction érectile. La cible de nouvelles thérapies serait la protéine kinase A (PKA) produite par la phosphorylation de l'oxyde nitrique. « C'est une recherche de 20 années pour parvenir à comprendre l'ensemble du processus », commentent les auteurs, le préalable pour développer des thérapies pour améliorer ou faciliter le processus.

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