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Emballages alimentaires : Des encres pas si sympathiques

Actualité publiée il y a 8 années 3 semaines 2 jours
UFC-Que Choisir

Des emballages aux aliments, il y a migration de substances toxiques. Parmi ces substances, le bisphénol A bien sûr, mais aussi tous ces dérivés pétroliers qui composent les encres alimentaires qui décorent les conditionnements. L’UFC-Que Choisir révèle dans cette nouvelle étude que certains aliments contiennent jusqu’à 50 fois la dose maximale acceptable. L’Association appelle donc les pouvoirs publics à mettre de toute urgence une réglementation pour protéger les consommateurs.

Ce test vient d'être mené sur 20 produits alimentaires vendus en France dont pâtes alimentaires, riz, couscous, chapelure, sucre en poudre pour vérifier, après alertes d'associations de consommateurs allemandes et suisses si les substances chimiques présentes dans les encres et emballages en carton pouvaient migrer dans les aliments.


Les dérivés pétroliers, présents dans les encres d'emballage et le carton, sont retrouvés dans 14 des 20 produits testés. Les niveaux détectés sont préoccupants, révèle l'UFC et pour 2 des produits, les doses relevées en huiles minérales saturées dépassent considérablement la dose limite internationale.

Evitez le couscous graine « Tipiak » et la chapelure « Leader Price », ils contiennent respectivement 50 fois et 10 fois la dose maximale recommandée ! selon cette étude.

Des composés dangereux voire cancérigènes : Il s'agit d'huiles minérales saturées et si les données de toxicité sont encore inexistantes sur l'Homme, elles sont particulièrement préoccupantes sur l'animal. Ainsi les huiles minérales saturées retrouvées dans 75% des produits testés sont responsables sur l'animal de dommages au foie, au cœur et aux ganglions lymphatiques. Quant aux hydrocarbures aromatiques polycycliques également identifiés, certains sont classés cancérogènes.
Faute de réglementation, la Commission européenne a saisi, l'EFSA, l'Agence de sécurité européenne. Mais, dans l'urgence, UFC-Que Choisir en appelle aux pouvoirs publics français pour définir une réglementation garantissant l'absence de dérivés pétroliers dans les aliments et exhorte les industriels de l'alimentaire à utiliser des produits de substitution à moindre nocivité.

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