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ENCENS: Sa fumée peut provoquer une inflammation des cellules pulmonaires

Actualité publiée il y a 5 années 4 mois 1 semaine
Science of the Total Environment

Brûler de l'encens, est une pratique populaire de plus en plus répandue. Cette première étude à examiner les effets sur les poumons, menée par une équipe de l’Université de Caroline du Nord, montre que l’encens, en se consumant, génère des particules polluantes qui peuvent entraîner une inflammation des cellules pulmonaires.

Rebecca Cohen, étudiante en maîtrise en sciences de l'environnement et Kenneth G. Sexton et Karin B. Yeatts professeurs assistants de recherche, co-auteurs de l'étude, rappellent que de précédentes études ont suggéré un certain nombre de problèmes de santé, dont une irritation des yeux, du nez, de la gorge et de la peau, des symptômes respiratoires dont l'asthme, des maux de tête ou encore un risque accru de maladies cardiovasculaires. Alors que plus d'1 million de personnes meurent chaque année d'une maladie chronique obstructive des voies respiratoires (BPCO), principalement en raison de l'exposition aux polluants, l‘équipe s'est concentrée sur la maladie pulmonaire.


Brûler de l'encens libère des polluants dont du monoxyde de carbone : Les chercheurs ont mesuré les particules et les gaz (monoxyde de carbone, dioxyde de soufre, oxydes d'azote et formaldéhyde) émis par les 2 types d'encens généralement utilisés dans les Emirats Arabes Unis (EAU). Le test a duré plus de 3 heures, le délai moyen durant lequel on brule l'encens, dans un laboratoire de même volume qu'un salon.

Des cellules pulmonaires humaines ont été exposées à la fumée, puis incubées durant 24 heures pour pouvoir observer leur réaction. La réponse inflammatoire qui résulte de leur exposition est jugée par les auteurs, caractéristique de l'asthme et d'autres troubles respiratoires et comparable à la réponse à la fumée de cigarette.

On brûle de l'encens dans environ 94% des foyers des Émirats Arabes Unis.

Les 2 types d'encens (Oudh et Bahkoor) les plus souvent utilisés, sont fabriqués avec du bois d'agar, venant d'arbres qui développent une odeur aromatique en réponse à une infection fongique. Bahkoor comporte de plus, un certain nombre d'additifs, dont de la résine de bois de santal, des huiles essentielles et d'autres composés. Ces 2 types d'encens émettent des particules, monoxyde de carbone, le formaldéhyde, et les oxydes d'azote, en quantité importantes, ce qui explique la réaction cellulaire inflammatoire.

Alors que c'est une pratique culturelle, les auteurs rappellent, à défaut, l'importance d'une ventilation efficace et prévoient de poursuivre leur recherche avec une analyse plus approfondie des marqueurs inflammatoires.

Source: Science of the Total Environment August 2013 doi.org/10.1016/j.scitotenv.2013.03.101 Hazard assessment of United Arab Emirates (UAE) incense smoke (Visuel © Sea Wave - Fotolia.com)

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