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FIV: Trop d'aliments gras réduisent les chances de résultats

Actualité publiée il y a 9 années 5 mois 1 semaine
ESHRE

Pas trop de café, pas de tabac, et, selon cette nouvelle étude, pas trop de graisses alimentaires, en particulier saturées, pour optimiser les chances de succès de la FIV, nous apprend une autre étude, menée à l'Ecole Harvard de Santé Publique, soutenue par les US National institutes of Health (NIH) et présentée, elle aussi, au 28è Congrès de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d'Embryologie. Car une trop forte consommation de ces graisses alimentaires est également associée à une baisse des taux de naissances vivantes en cas de FIV.


Les femmes ayant un apport plus élevé de ces acides gras ont moins d'ovocytes matures disponibles pour collecte dans la FIV, selon cette étude qui a examiné l'effet des graisses alimentaires (totales, saturées, mono-insaturées, polyinsaturées, oméga 6, oméga 3 et trans) sur une série de résultats précliniques et cliniques chez les femmes ayant une FIV. Les résultats montrent que la consommation de graisses saturées est inversement proportionnelle au nombre d'ovocytes matures récupérés, tandis que la consommation de graisses poly-insaturées est inversement associée à la qualité du jeune embryon. Ces deux types d'acides gras seraient donc à éviter.

Les graisses alimentaires ont déjà été étudiées pour leur effet sur la santé génésique et un apport élevé en acides gras trans a déjà été associé à l'infertilité ovulatoire et à la fausse couche, alors que les graisses saturées ont été liées à des concentrations inférieures de sperme. Mais, jusqu'à présent, l'effet de l'apport en graisses alimentaires sur les résultats de traitements contre l'infertilité était peu documenté. Le Dr Jorge Chavarro, professeur adjoint de nutrition et d'épidémiologie à la Harvard School of Public Health, a mené son étude auprès de 147 femmes ayant une FIV et sur la base des données d'évaluations précliniques (développement des ovocytes, fécondation, qualité embryonnaire et taux de clivage), des résultats cliniques (grossesse, naissance vivante) et de l'apport en graisses. Les autres facteurs pris en compte étaient les autres apports alimentaires, l'indice de masse corporelle (IMC) et le statut tabagique.

Des apports plus élevés de matières grasses totales sont liés à un moindre nombre d'ovocytes matures récupérés. Cette association a été tirée par la consommation d'acides gras saturés. Or moins d'ovocytes matures se traduit par moins d'embryons à choisir pour le transfert. La consommation de graisses polyinsaturées est inversement proportionnelle à la qualité des embryons, les femmes avec apport le plus élevé en graisses polyinsaturées montrant un taux plus élevé d'embryons de mauvaise qualité. En revanche, un apport élevé en acides gras mono-insaturés est associé à un taux plus élevé de naissances vivantes et les chances de naissance vivante après transfert d'embryons chez les femmes ayant la plus forte consommation de graisses mono-insaturées sont multipliées par 3,45 vs chez les femmes ayant l'apport le plus faible.

Donc différents types de matières grasses associés à des résultats différents pour la FIV : Selon le professeur Chavarro, les différents types d'acides gras sont connus pour avoir des effets différents sur les processus biologiques qui peuvent influencer le résultat de la reproduction médicalement assistée, comme les niveaux d'inflammation ou la sensibilité à l'insuline. Mais ce qui sous-tend ces mécanismes biologiques n'est pas tout à fait clair.

Cependant, ces facteurs alimentaires qui peuvent influer sur les chances de succès de la FIV doivent, si reproduits dans d'autres études plus larges, devraient faire partie des recommandations de base apportées aux patientes.

Source: ESHRE European Society of Human Reproduction and Embryology Abstract O-200 Dietary fat intake and in-vitro fertilization outcomes: saturated fat intake is associated with fewer metaphase 2 oocytes via Eurekalert (AAAS) A high intake of certain dietary fats associated with lower live birth rates in IVF

Lire aussi : FIV: Trop de café divise les chances de succès de moitié

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