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H5N1: 130 pays ligués contre le virus aviaire

Actualité publiée il y a 11 années 2 mois 4 jours
FAO

Dans 6 pays encore, le virus Influenza aviaire, responsable de cette épidémie de grippe aviaire en Asie en 2003-4, une "crise aux dimensions mondiales" reste endémique et nécessitera pour un certain temps encore une vigilance permanente et une lutte active de la part de la communauté internationale. Des décennies pour enrayer le virus H5N1 et en particulier, l’engagement des agriculteurs seront nécessaires souligne aujourd’hui la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture.

Ce nouveau rapport de la FAO formule des recommandations spécifiques pour chaque pays concernant les mesures à prendre au cours des cinq prochaines années et appelle à un engagement durable des bailleurs de fonds internationaux et les gouvernements des pays dans lesquels la maladie demeure endémique.


En 2006, la souche H5N1 de l'influenza aviaire hautement pathogène (H5N1 HPAI) était signalée dans 60 pays, aujourd'hui le virus demeure solidement retranché au Bangladesh, en Chine, en Egypte, en Inde, en Indonésie et au Viet Nam. Responsables, les filières volailles de ces pays avec peu de mesures de protection prises contre les virus de l'influenza, une surveillance déficiente des services vétérinaires et, enfin, l'absence d'engagement des gouvernements à lutter fermement contre le virus.

Des recommandations spécifiques par pays sont donc nécessaires, de la collecte d'informations, de la surveilance à la mise en place de contraintes de sécurité de production afin de parvenir à une réduction du risque. La FAO attend aujourd'hui et dans les 5 prochaines années, 3 ré&sultats principaux de cette statrégie à la fois partagée par 130 pays et ciblée sur les 6 pays où le virus hautement pathogène reste identifié. Une réponse mondiale coordonnée et efficace, la mise en place de ses recommandations dans les 6 pays cibles et le développement de compétences locales pour une production plus sûre dans les filières volailles.

Il reste encore un besoin d'intervention d'urgence pour les pays infectés ou réinfectés récemment, dont la formation continue, la mise en place d'un meilleur fonctionnement des services vétérinaires, une réorganisation de la filière volailles pour réduire les risques de maladie et d'infection, de stratégies de vaccination et de mesures de prévention et un engagement politique durable.