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HÉPATITE ALCOOLIQUE: Meilleur espoir de survie avec un traitement combiné

Actualité publiée il y a 8 années 5 jours 5 heures
Inserm et The New England Journal of Medicine

Cette étude française coordonnée par le service d’Hépato-Gastroentérologie du CHU d’Amiens et des chercheurs de l’Inserm démontre l’efficacité d’une combinaison d’un anti-oxydant et d’un anti-inflammatoire pour l’hépatite alcoolique sévère. Des résultats publiés dans l’édition du 10 novembre du New England Journal of Medicine, essentiels puisqu’aujourd’hui, avec le traitement standard, 30 à 35 % des malades en meurent. Des résultats applicables rapidement puisqu’il s’agit, en réalité d’une très ancienne molécule (N-acétylcystéine) de très faible coût.

L'Inserm rappelle que l'hépatite alcoolique aiguë sévère est une des formes les plus graves de la maladie alcoolique du foie, touchant des personnes ayant une consommation excessive et chronique d'alcool, généralement supérieure à 50 grammes d'alcool par jour (5 verres) pendant plus de 3 à 6 mois. Insuffisance hépatique, jaunisse intense et jusqu'au coma par défaillance du foie et décès dans les 6 premiers mois chez 40 à 45% des patients atteints, en sont les principales et dramatiques conséquences. Le traitement de référence associe l'arrêt de la consommation d'alcool et une corticothérapie de 1 mois.


Malgré le traitement standard, 30 à 35 % des malades en meurent au terme d'un suivi de 6 mois. le Pr. Nguyen-Khac du CHU Amiens et de l'Inserm a testé l'association d'un traitement antioxydant avec le traitement anti-inflammatoire classique sur 174 patients, 85 ayant reçu la prednisolone plus la N-acétylcystéine, 89 patients ayant reçu seulement la prednisolone. Le critère primaire était la survie à 6 mois. Les critères secondaires incluaient la survie à 1 et 3 mois, les complications hépatites, les événements indésirables liés à l'utilisation de N-acétylcystéine, et les changements des taux de bilirubine aux 7è et 14è jours.

L'étude montre, chez les patients ayant reçu la combinaison,

· une amélioration de la survie : La mortalité est significativement réduite à 1 mois (8% vs 24%) -mais moins significativement à 3 mois (22% vs 34%), ni à 6 mois ((27% vs 38%),

· significativement moins de décès à 1 mois de traitement par rapport au groupe ayant reçu la cortisone seule,

· une bonne tolérance du traitement : Les infections sont moins fréquentes dans le groupe « combinaison » que dans le groupe témoin.

Ces résultats améliorent le pronostic vital de l'hépatite alcoolique aiguë sévère, à un mois du moins, de manière significative.

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