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INFARCTUS : Pourquoi l'acide folique prévient le premier, mais pas le second ?

Actualité publiée il y a 9 années 5 mois 1 semaine
PLoS ONE

Un paradoxe médical déconcertant a désormais trouvé une explication grâce aux recherches menées à Barts et London School of Medicine & Dentistry et publiée dans l’édition de février de la Public Library of Science (PLoS ONE). Ce paradoxe est que la prise d'acide folique, une vitamine B, abaisse l'homocystéine dans le sang, ce qui devrait réduire le risque de crise cardiaque, mais les essais cliniques n’ont pas démontré le bénéfice attendu…L’explication : Après un premier infarctus, les patients prennent généralement de l’aspirine, ce qui réduit le bénéfice attendu de l’acide folique :

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L'explication est étonnamment simple : L'homocystéine réduit et empêche la formation de caillots de sang ... ce que fait l'aspirine aussi, et si les participants de ces essais prenaient déjà de l'aspirine il n'y avait alors aucun bénéfice supplémentaire à abaisser l'homocystéine par la prise d'acide folique. Et l'aspirine avait en fait été largement utilisée par les participants des essais, principalement menés chez des patients qui avaient déjà eu une crise cardiaque ou d'autres maladies cardio-vasculaires.


Il s'agit d'une méta-analyse de 75 études épidémiologiques portant sur environ 50.000 participants et sur des essais cliniques impliquant environ 40.000 participants menée par le Dr David Wald à l'Institut Wolfson de médecine préventive à Barts et The London School of Medicine & Dentistry qui montre qu'il y existe une différence dans la réduction des événements cardiovasculaires entre cinq essais basés sur une utilisation moins fréquente d'aspirine (60% des participants prenaient de l'aspirine) et cinq essais basés sur une utilisation plus fréquente d'aspirine (91% prenaient de l'aspirine). La réduction du risque observée s'élève à 6%, mais aurait été de 15% si personne n'avait pris d'aspirine.

« L'explication a des implications importantes», explique le Dr David Wald, auteur principal du document. "Les résultats ne doivent pas fermer la porte à l'acide folique - l'acide folique peut être utile chez les personnes qui n'ont pas eu (encore) d'événement cardiaque parce que ces patients, généralement, ne prennent pas encore d'aspirine". Des conclusions qui modèrent aussi celles de l'étude britannique Search qui suggérait qu'abaisser l'hyperhomocystéinémie par l'association acide folique (vitamine B9)/vitamine B12 n'abaisse pas le niveau de risque cardiaque.