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INFERTILITÉ masculine: Un gène responsable de malformation des spermatozoïdes

Actualité publiée il y a 9 années 4 mois 6 heures
CNRS- American Journal of Human Genetics.

La découverte de ce gène, DPY19L2, nécessaire à l'élongation et à la formation normale des spermatozoïdes, déficient chez les hommes porteurs d’un type d'infertilité primaire, la globozoocéphalie spermatique, permettra à terme, de développer des solutions thérapeutiques et de proposer, en cas d’infertilité, un diagnostic génétique de la maladie. Plus de 2% des naissances dans les pays développés résultent de techniques de procréation médicalement assistée. Pour comprendre les causes de l'infertilité masculine et y remédier, ces chercheurs du CNRS* ont réussi à identifier un variant génétique responsable de l'infertilité masculine. Ces recherches sont publiées dans l’édition de mars de l'American Journal of Human Genetics.

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La globozoocéphalie spermatique, caractérisée par la production de spermatozoïdes à tête ronde incapables de féconder l'ovule, a permis à ces chercheurs d'identifier chez 75% des 20 patients étudiés, une délétion des 2 allèles identiques du gène DPY19L2. Ce gène s'avère jouer un rôle fondamental dans la spermatogénèse, et pourrait de ce fait devenir une cible de traitement contre la stérilité des patients atteints et la base, en bloquant son expression, de nouveaux contraceptifs.


Les chercheurs ont effectué l'analyse du génome entier de ces 20 patients présentant une globozoocéphalie spermatique pour identifier la perte, chez ces patients, d'une séquence d'ADN de 200.000 paires de bases ne comportant qu'un seul gène, le gène DPY19L2. Bien qu'il n'y ait pas de fonction connue pour DPY19L2 chez l'homme, des études antérieures avaient suggéré son orthologue implication dans la polarité cellulaire.

L'absence de DPY19L2 chez les patients atteints de globozoocéphalie spermatique conduit les chercheurs à penser que chez l'humain, DPY19L2 joue un rôle fondamental dans l'établissement d'une polarité cellulaire, mais dans ce cas, lors de la formation des spermatozoïdes. Les chercheurs suggèrent que les patients avec globozoospermia présentent une délétion homozygote de DPY19L2, ce qui indique que DPY19L2 est nécessaire chez les hommes pour une élongation de la tête des spermatozoïdes et de la formation du spermatozoïde.

Un diagnostic moléculaire pourra désormais être proposé aux hommes touchés, la présence de la suppression confirmant le diagnostic de globozoospermia et étant prédictif d'un mauvais pronostic de réussite de la fécondation in vitro. A terme, ces travaux pourraient aussi permettre le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques contre ce type d'infertilité masculine.

*équipe du laboratoire AGeing, Imagery and Modeling (AGIM, CNRS/Université Joseph Fourier/Ecole pratique des hautes études Paris), dirigée par Pierre Ray et Christophe Arnoult