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INFERTILITÉ: Restaurer l'ovulation en cas d'excès de prolactine

Actualité publiée il y a 7 années 11 mois 1 semaine
Inserm et

Optimiser la fertilité en contrant la prolactine, cette hormone qui prévient la grossesse précoce durant la période d’allaitement, mais rencontrée également à des niveaux trop élevé dans nombreuses situations pathologiques, c’est l’espoir ouvert par cette étude de chercheurs de l’Inserm, qui décortique le mécanisme des altérations de l’hyperprolactinémie sur la reproduction chez la souris. Une protéine, la kisspeptine pourrait être en effet, dans ces situations pathologiques, la clé de l’infertilité. Conclusions dans l'édition du 1er octobre du Journal of Clinical Investigation.

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L'allaitement chez la femme qui entraîne à la fois une augmentation de la sécrétion de l'hormone prolactine et inhibe les capacités d'une femme à ovuler a même été utilisé comme méthode contraceptive par le passé. Mais dans de nombreuses situations pathologiques, comme certaines tumeurs, la prolactine augmente aussi, affectant les femmes d'une infertilité chronique par absence d'ovulation. Ces travaux des chercheurs de l'Inserm (Unité 693 «Récepteurs stéroïdiens : physiopathologie endocrinienne et métabolique ») qui mettent à jour le mécanisme de l'hyperprolactinémie sur la reproduction chez la souris, ont abouti à l'identification de la perturbation d'une hormone, la GnRH, au rôle clé dans la reproduction et la fertilité. Pour simuler le mécanisme de l'anovulation liée à l'hyperprolactinémie, les chercheurs de l'Inserm ont développé un modèle de souris hyperprolactinémiques simulant la pathologie humaine, en leur insérant des micropompes à libération prolongée de prolactine (PRL) sur une période de 28 jours. Les animaux témoins avaient des cycles normaux tous les 5 jours, tandis que les souris traitées étaient sans cycle ou à cycles irréguliers. L'équipe de l'Inserm, montre, sur un modèle de souris de la maladie, que la prolactine inhibe en fait la sécrétion de neurones situés en amont des neurones à GnRH et essentiels à leur fonctionnement. Ces neurones, sécrètent un neuro-hormone appelée kisspeptine : Chez ces souris, l'hyperprolactinémie inhibe directement la sécrétion de kisspeptine, empêche la sécrétion de GnRH et le cycle ovarien (Voir schéma ci-contre).


Kisspeptine, clé de l'ovulation: L'administration de kisspeptine rétablit, malgré l'hyperprolactinémie (et chez la souris), la libération de GnRH et le fonctionnement cyclique des ovaires et l'ovulation. Ces chercheurs viennent donc d'expliquer le lien entre l'infertilité et l'hyperprolactinémie et ouvrent l'espoir d'une approche thérapeutique. Il s'agit maintenant de valider le concept chez la femme, concluent les auteurs.

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