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INFERTILITÉ: SGK1, la protéine d'une grossesse réussie

Actualité publiée il y a 7 années 11 mois 6 jours
Nature Medicine

Savoir manipuler cette protéine permettrait d’augmenter les chances de grossesses réussies. Une protéine très sensible, appelée SGK1, présente dans la muqueuse de l’utérus qui, selon ses niveaux dans la muqueuse, peut être responsable d’infertilité ou induire une fausse couche. Ces sont les conclusions de cette recherche internationale menée à la fois sur l’animal et sur des cellules utérines humaines. Des résultats, publiés dans l’édition du 16 octobre de Nature Medicine, qui pourront mener très certainement, à des traitements contre infertilité et risques de fausse-couches.

La recherche a été menée par des scientifiques de l'Imperial College de Londres, l'Université de Cambridge, l'Université de Manchester, l'Université de Warwick, et de l'Université de Tübingen (Allemagne). Les chercheurs ont utilisé des cellules de l'endomètre de femmes atteintes d'infertilité inexpliquée ou affectées par des fausses couches récurrentes mais ont aussi étudié l'effet de la « mise sous tension » ou « hors tension » de la production de cette protéine, SGK1, sur la grossesse, chez des souris femelles.


Sur les cellules de la muqueuse utérine des femmes, les chercheurs observent d'abord, que les niveaux de cette protéine sont élevés dans la muqueuse utérine de femmes infertiles et qu'au contraire, les niveaux de cette protéine sont réduits dans l'utérus de femmes sujettes à de fausses couches chroniques. En laboratoire, lorsqu'ils appliquent un stimulus chimique imitant les effets de la grossesse et examinent quel est l'effet du manque de SGK1, ils constatent que dans les cellules de femmes fertiles, les niveaux de SGK1 ont augmenté après le stimulus, beaucoup plus que dans les cellules de femmes affectées de fausses-couches chroniques. Enfin, le manque de SGK1 dans ces cellules humaines entraîne la mort des cellules.

Sur le modèle de souris, pour déterminer le rôle de SGK1, les chercheurs ont génétiquement modifié les souris de sorte qu'elles produisaient une forme de SGK1 toujours active ou, au contraire de sorte qu'elles ne produisent aucune protéine SGK1. les chercheurs constatent que des niveaux élevés de SGK1 dans la muqueuse de l'utérus empêche l'embryon de s'implanter, alors que privées de SGK1, les souris « tombent enceintes», mais perdent les fœtus.

La dérégulation de cette seule protéine suffit à perturber la grossesse: Les chercheurs concluent que la dérégulation d'une seule protéine, SGK1, est liée à la fois à l'échec de l'implantation de l'embryon (infertilité) et au risque de fausse couche. Une activité continue de SGK1 dans la muqueuse utérine conduit à l'infertilité mais en revanche pendant la grossesse, SGK1 est nécessaire pour protéger le tissu qui tapisse l'utérus, et l'absence de cette protéine accroît le risque de fausse couche.

Savoir manipuler les effets de cette protéine permettrait d'augmenter les chances de grossesse réussie.

Source: Nature Medicine, doi:10.1038/nm.2498 October 16 2011 Deregulation of the serum- and glucocorticoid-inducible kinase SGK1 in the endometrium causes reproductive failure.

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