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A JEUX VIDEO violents, effets neurologiques négatifs prolongés

Actualité publiée il y a 7 années 8 mois 3 semaines
Radiological Society of North America.

Une semaine de jeux vidéo violents suffit pour provoquer des changements durables dans la région du cerveau associée à la fonction cognitive et la maîtrise des émotions, conclut cette étude de l'Indiana University School of Medicine présentée lors de la réunion annuelle de la Radiological Society of North America. En réponse à la controverse sur si oui ou non les jeux vidéo violents sont potentiellement dangereux pour la santé, l’équipe de l’IU vient de montrer une relation directe et plutôt rapide entre la pratique des jeux vidéo violents et un changement significatif dans certaines régions du cerveau. Jusqu’ici, il y avait peu de preuves scientifiques démontrant que les jeux ont un effet neurologique négatif prolongé.

"Pour la première fois, nous avons constaté sur un échantillon de jeunes adultes choisis au hasard, moins d'activation dans certaines régions du cerveau frontal après une semaine de jeux vidéo violents à la maison", résume le Pr. Yang Wang, professeur assistant de recherche au Département de radiologie et d'imagerie de l'IU. "Les régions du cerveau affectées sont des zones importantes pour le contrôle de l'émotion et de l'agressivité."


L'étude a porté sur 28 hommes adultes en bonne santé, âgés de 18 à 29 ans, avec une exposition faible pour les jeux vidéo violents au départ de l'étude, assignés au hasard à deux groupes de 14 participants. Les membres du premier groupe ont été invités à jouer à un jeu vidéo de tir pendant 10 heures à la maison pendant une semaine et de s'abstenir de jouer la semaine suivante. Le second groupe n'a pas joué du tout pendant la période de deux semaines. Chaque participant a subi une IRMf au début de l'étude, avec des examens de suivi à une et deux semaines. Pendant l'IRMf, les participants ont rempli une tâche d' « interférence émotionnelle », et devaient appuyer sur des boutons en fonction de la couleur de mots présentés visuellement. Les mots indiquant des actions violentes ont été intercalés avec des mots signifiant une action non-violente. Puis il ont passé un test d'inhibition.

Les résultats montrent, qu'après une semaine de jeu violent, les membres du groupe jeux vidéo ont moins d'activation dans le lobe frontal inférieur gauche durant la tâche émotionnelle et moins d'activation dans le cortex cingulaire antérieur pendant la tâche de mesure d'inhibition. Après s'être abstenu de jeu pendant une semaine, ces modifications neurologiques s'atténuent.
Des résultats qui confirment que les jeux vidéo violents ont un effet à long terme sur le fonctionnement du cerveau et que ces effets peuvent se traduire par des changements de comportement dans le cas de longues périodes de jeu.

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