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Journée mondiale contre la violence à l'égard des femmes: 1 femme sur 3 en a été victime

Actualité publiée il y a 8 années 10 mois 4 jours
OMS- UNITE

Depuis 1999, le 25 novembre est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Alors qu’au moins 1 femme sur 3 dans le monde a déjà été battue, généralement par un proche, cette Journée rappelle l’importance du phénomène, qualifié de « pandémie » par l’OMS. Sensibiliser le grand public au problème de la violence à l’égard des femmes, prévenir la violence auprès des jeunes et dans les communautés à risque, mobiliser les professionnels de santé, c’est l’objectif de cette Journée, pour l’éliminer, avec ses conséquences en santé physique, mentale, sexuelle, génésique.

La violence à l'égard des femmes englobe tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.


Selon l'étude menée par l'OMS, 15 (Japon) à 71% (Etiopie, Pérou) des femmes, selon les pays, signalent avoir été exposées à des violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur partenaire intime à un moment ou à un autre de leur vie, 0,3% à 11,5% des femmes des violences sexuelles de la part de personnes qui n'étaient pas leurs partenaires et jusqu'à 30% des femmes dans certains pays, une première expérience sexuelle forcée. Aux Etats-Unis, une récente enquête indique que 24 personnes par minute (hommes et femmes mais avec une majorité de femmes) sont victimes de viols, de violences physiques, ou de harcèlement par leur partenaire intime. En France, chaque année, près de 350.000 femmes sont victimes de violence de leur partenaire et plus de 150 en meurent.

La violence d'un partenaire intime et la violence sexuelle entraînent de graves problèmes de santé physique, mentale, sexuelle et génésique pour les victimes et leurs enfants. Céphalées, douleurs, fibromyalgies, troubles digestifs, grossesses non désirées, troubles gynécologiques, et infections sexuellement transmissibles, dont le VIH, et jusqu'à une mobilité réduite et de graves troubles en santé mentale, les effets de la violence faite aux femmes sont multiples et vont entraîner des « perturbations » à long terme, comme des états de stress post-traumatique et de dépression, des troubles du sommeil, de l'alimentation, voire des tentatives de suicide et des modifications profondes du mode de vie, comme une augmentation du tabagisme, de l'usage de drogues et d'alcool ou autres comportements à risques. Au-delà des conséquences sanitaires, c'est un très lourd fardeau de santé qui est en jeu.

Les coûts socio-économiques sont énormes et se répercutent dans toute la société. Les femmes victimes vont souffrir d'incapacité au travail, de pertes de salaire et d'une capacité limitée à prendre soin d'elles-mêmes et de leurs enfants.

Renforcer la prévention primaire de la violence exercée par le partenaire intime et de la violence sexuelle, reste aujourd'hui la seule solution, rappelle cette Journée. En parler, sensibiliser le grand public, instituer dans les écoles et les communautés les plus à risque des programmes de prévention de la violence restent les mesures les plus efficaces. Dans certains pays, il s'agit aussi (et encore) d'adopter une législation et de développer des politiques protégeant les femmes. Enfin, c'est un appel au secteur et aux professionnels de santé qui, au fil de leur exercice, ont un rôle important à jouer et dans la prévention de la récurrence de la violence et dans la prise en charge de ses conséquences sanitaires.

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