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L'ALIMENTATION trop salée plus fréquente chez les plus défavorisés

Actualité publiée il y a 5 années 11 mois 1 semaine
BMJ Open

Les personnes de milieux socio-économiques les moins élevés consomment plus de sel, quel que soit leur lieu de vie, conclut cette étude de l’Université de Warwick et du Centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la Santé sur la nutrition, publiée dans l’édition du 8 janvier de la revue BMJ Open. Des conclusions primordiales qui expliquent, pour la première fois pourquoi les personnes de milieux socio-économiques moins élevés vont subir plus d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de crises cardiaques et souffrir plus fréquemment d'insuffisance rénale.

La consommation maximum de sel, telle que recommandée par l'OMS est de 5 g par jour. Pour cause, car trop de sel est un facteur d'hypertension artérielle, de maladies cardio-vasculaires et de cancer de l'estomac . et si cette étude porte sur le Royaume-Uni, ses conclusions nous intéressent car les Français dépassent l'objectif de l'OMS d'au moins 2 g, avec une consommation de l'ordre de 10g/j chez les hommes et 8g/j chez les femmes au total. Les auteurs rappellent également que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès et d'invalidité dans le monde chez les plus de 60 ans et la seconde chez les personnes âgées de 15 à 59 ans et qu'il existe une relation directe de cause à effet entre les niveaux de consommation de sel alimentaire et les niveaux de pression artérielle et les AVC.


L'étude a porté sur la répartition géographique de la consommation de sel alimentaire au Royaume-Uni et son association avec la profession et le niveau d'études, 2 indicateurs de milieu socio-économique et 2 facteurs déterminants clés de la santé. Les auteurs de l'UW ont travaillé sur les données de la British National Diet and Nutrition Survey (2000-1) et un échantillon national représentatif de 2.105 hommes et femmes âgés de 19-64 ans. L'apport en sel a été évaluée par 2 méthodes indépendantes, un enregistrement du régime alimentaire sur 7 jours et une analyse d'urine pour mesurer le niveau de sodium, un marqueur direct de l'apport en sel.

Apport en sel et classe socio-économique : Pour la première fois, une étude constate que l'apport en sel est significativement plus élevé chez les personnes qui ont un niveau d'instruction faible et chez les professions manuelles, une fois ajustement pour les variations géographiques. Le Pr. Francesco Cappuccio, auteur principal et directeur du Centre collaborateur de l'OMS, conclut: «Ces résultats sont importants car ils expliquent en partie pourquoi les gens de faible niveau socio-économique sont plus susceptibles de développer une hypertension artérielle (HTA) et de subir de manière disproportionnée des AVC, des crises cardiaques et être atteints d'insuffisance rénale.

10g de sel en trop…Alors que l'apport en sel habituel chez la plupart des populations du monde dépasse de 10 g par jour la reco. de l'Organisation mondiale de la Santé, c'est un nouvel appel aux programmes de prévention et de réduction de la consommation de sel pour réduire le fardeau mondial des maladies cardiovasculaires. La présence d'inégalités sociales dans les niveaux de consommation de sel va sous-estimer, en effet, les risques pour la santé chez les personnes les plus démunies. De plus, le régime alimentaire des milieux socio-économiques défavorisés est malheureusement souvent moins équilibré, riche en sel et en graisses saturées.

Source : BMJ Open January 2013 Spatial variation of salt intake in Britain and association with socioeconomic status (Visuel© pflooo - Fotolia.com7)

Lire aussi : NUTRITION: 2 grammes de sel en trop renforcent notre risque cardio -

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