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L'ARTÉRIOPATHIE silencieuse, facteur pronostic de décès chez le patient coronarien

Actualité publiée il y a 7 années 8 mois 2 semaines
Réseau CHU - American Journal of Cardiology

L’étude GENES (Génétique EN Europe du Sud) révèle les bénéfices d’un dépistage simple et systématique de l’artériopathie silencieuse qui pourrait éviter de graves accidents cardiaques. L’étude montre en effet la corrélation entre la présence d’une artériopathie périphérique asymptomatique chez des patients coronariens et l’augmentation de 70 % du risque de décès par rapport aux patients coronariens sans artériopathie. Le dépistage de l’artériopathie silencieuse permettrait la mise en place d’un traitement adapté de l'athérosclérose et pourrait sauver de nombreuses vies. Des conclusions du CHU de Toulouse, relayées par Réseau CHU et à paraître dans l’American Journal of Cardiology.

L'artériopathie asymptomatique est donc un facteur pronostique majeur chez le patient coronarien stable. Son dépistage est réalisé par la mesure de la pression artérielle systolique à la cheville et au bras et le calcul de l'indice de pression systolique. Dans de nombreux pays, ce dépistage est systématique. L'étude GENES lancée en 1999-2000 à l'initiative du CHU de Toulouse, pilotée par le Professeur Jean Ferrières, recherche les gènes responsables ou protecteurs de l'infarctus du myocarde auprès de 1.600 patients répartis en deux cohortes : 800 patients coronariens stables (ayant réalisé une coronarographie pour un diagnostic ou un suivi post incident cardiaque) et 800 sujets sains témoins. Les 800 patients coronariens stables ont bénéficié de la mesure de la pression artérielle systolique à la cheville et au bras et de l'indice de pression systolique (rapport entre les deux mesures).


Les 800 patients ont été répartis en 3 groupes et suivis pendant une moyenne de 7,2 ans :

· 1er groupe : patients coronariens ne décrivant aucune douleur dans les jambes et indice de pression systolique normal (sujet référence de l'étude)

· 2ème groupe : patients coronariens avec un antécédent connu de maladie artérielle des jambes

· 3ème groupe : patients coronariens ne se plaignant pas de douleur dans les jambes mais avec anomalie de l'indice de pression systolique.

Sans le dépistage, l'artériopathie serait restée silencieuse, avec un risque de décès élevé: le groupe 3 souffrant d'artériopathie totalement asymptomatique donc avec anomalie de l'indice de pression systolique, le risque de décès dans les 7 ans s'avère 70% plus élevé que chez les patients coronariens sans anomalie de l'indice de pression systolique (groupe 1 de référence).

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