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Le CAFÉ, une potion de longévité ?

Actualité publiée il y a 2 années 3 mois 4 jours
Annals of Internal Medicine
Le café pourrait-il nous faire vivre plus longtemps ?

Cette large étude menée dans pas moins de 10 pays européens, ajoute aux bénéfices du café : le café pourrait-il nous faire vivre plus longtemps ? Cette analyse des données de consommation et de longévité de plus de 450 000 personnes constate en effet que les hommes qui ont consommé des quantités les plus élevées de café ont un risque général réduit de décès de 12% dont de cancer et de maladies cardiovasculaires, digestives et respiratoires. Quant aux femmes leur risque de décès toutes causes est également réduit de 7%, mais un risque accru de décès par cancer avec une consommation très élevée. Des données présentées dans les Annals of Internal Medicine qui confirment que le café, en quantité raisonnable (4 tasses par jour), peut faire partie d'une alimentation saine et équilibrée.

Il s’agit d’une étude internationale menée par l’Imperial College London et l'Agence internationale de recherche sur le cancer (IARC) avec la collaboration d’une quarantaine d’instituts de recherche européens. Si cette étude concerne l’Europe, une autre étude présentée dans la même édition et portant sur les Etats-Unis apporte des résultats similaires.

 

L’analyse a porté sur les données de 451.743 participants à l’étude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) avec l’objectif d’évaluer le lien entre la consommation de café et les décès. Les participants ont été recrutés entre 1992 et 2000 dans 10 pays européens, dont la France. Les personnes ayant déclaré avoir un cancer, une maladie cardiaque, un diabète ou une maladie vasculaire cérébrale n’ont pas été inclus dans l'étude. La consommation de café (en ml par jour) a été calculée en prenant en compte le volume des tasses spécifique selon les pays. La consommation de café a été stratifiée en « non-consommation », faible consommation (jusqu'à 83 ml par jour), consommation faible à moyenne (<380 ml), consommation moyenne à élevée (<488 ml), et consommation élevée (>488 ml). Enfin, les chercheurs ont pris en compte les facteurs de confusion possibles (dont le tabagisme, la consommation d’alcool, l’IMC et le régime alimentaire, la prise de certains traitements…).

Une consommation élevée de café réduit le taux de décès, à une exception près : sur une durée de suivi moyenne de plus de 16 ans, 41.693 décès ont été recensés, dont 18.003 de cancers, 9.106 de maladies vasculaires, 2.380 de maladies cérébrovasculaires et 3.536 de maladies cardiaques ischémiques. L’analyse conclut que :

-chez les hommes à consommation élevée, vs les non-consommateurs,

-le risque de décès toutes causes est réduit de 12% ;

-le risque de décès par maladie digestive est réduit de 59% ;

-chez les femmes à consommation élevée, vs les non-consommatrices,

-le risque de décès toutes causes est réduit de 7% ;

-de 40% par maladie digestive ;

-de 22% par maladie vasculaire ;

-de 30% par maladie cérébrovasculaire.

Cependant, le risque de décès par cancer, toujours chez ces femmes, est accru de 12%.

Ainsi, des niveaux plus élevés de consommation de café sont associés à un risque plus faible de décès toutes causes, chez les hommes et les femmes, en particulier par maladies digestives et vasculaires.

Cependant, le café n’est pas une panacée, il peut participer à un mode de vie sain, mais en complément d’une alimentation équilibrée et de la pratique de l’exercice, bien sûr.

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