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Le couple, facteur de conduites à risque pour la Santé?

Actualité publiée il y a 8 années 2 mois 3 semaines
106th annual meeting of the American Sociological Association

Le célibat a souvent été associé à des conduites à risque pour la santé, au tabagisme, à une mauvaise alimentation, à une consommation excessive d’alcool…C’est au tour du mariage ou des relations stables d’être accusés d’insuffler les mêmes comportements au sein du couple. En bref, quelle que soit la forme de la relation, hétéro ou homosexuelle, l’un des partenaires serait à terme, de mauvaise influence, pour la santé. C’est ce que conclut cette étude de l’Université de Cincinnati, représentative de l’évolution des comportements, présentée lors du 106e congrès de l'American Sociological Association de Las Vegas.

Les relations intimes seraient responsables, à terme, du développement d'habitudes, mauvaises pour la santé, au sein du couple, explique Corinne Reczek, professeur de sociologie à l'UC, en raison de la mauvaise influence directe d'un partenaire, à la fois par habitude, par “mimétisme” mais aussi par déresponsabilisation.


Tous les types de couples décrivent cette dérive et, dans le cas des couples hétérosexuels, l'homme est majoritairement cité comme le grand responsable. Les deux partenaires convergent vers les mêmes habitudes tout au long de leur relation et les habitudes malsaines pour la santé d'un des partenaires influencent l'autre partenaire qui finit par les adopter. Le meilleur exemple est le régime alimentaire, chacun dans le couple consommant ce que l'autre achète. Les couples interviewés indiquent que lorsqu'ils observent une conduite "malsaine" de leur partenaire, la majorité d'entre eux n'intervient pas et ne tente pas de modifier cette habitude, devenant "complice" puis partie prenante dans la poursuite de ce comportement.

Ces conclusions sont issues de 122 entretiens en profondeur avec des personnes impliquées dans des relations à long terme, stables ( durant depuis 14 à 25 ans), hétérosexuelles (31 couples), homosexuelles (15 couples) et lesbiennes (15 couples). Les participants ont du répondre sur leurs habitudes de tabagisme, leur régime alimentaire, leur sommeil, la pratique de l'exercice physique…Des conclusions qui pourraient inspirer des campagnes de prévention, incitant chaque partenaire à prendre aussi soin de la santé de l'autre.

L'enquête Coquelicot, menée par l'Institut de veille sanitaire avait également montré que les femmes, s'engagent également plus fréquemment vers des pratiques à risque en particulier vers l'usage de crack et de "free-base", généralement au sein du couple ou dans le cadre de relations avec un partenaire sexuel.