Actualités

« Les Français et le GRAND ÂGE »: Plus d'1 Français sur 4 démuni face à la dépendance

Actualité publiée il y a 11 années 1 mois 3 semaines
FHF

Moins d’un Français sur 2 disposé à prendre en charge l’un de ses proches vieillissant, parce que démuni face à la perte d’autonomie physique ou psychique, c’est le résultat principal de sixième édition du Baromètre TNS Sofres sur « les Français et le grand âge », réalisé à l’initiative de la Fédération hospitalière de France (FHF). Problèmes de nombre de places d’hébergement, d’image des établissements spécialisés et de qualification des personnels, le débat sur la dépendance prend toute son urgence.

A l'heure où le débat national sur le 5ème risque est lancé, les groupes de travail sur la dépendance instaurés, pour réfléchir aux différentes questions posées par le vieillissement de la population et sa prise en charge, cette enquête fait apparaître l'urgence, face à l'incapacité avouée, psychologique, technique et matérielle des Français à faire face, de prendre en compte non seulement la situation des aidants familiaux, dont la contribution n'est pas prise en compte à sa juste valeur mais don't la formation reste balbutiante.


Les grandes questions de la place de la dépendance dans la société, son financement, ses modes d'accueil et sa couverture s'avèrent d'autant plus d'actualité que les aidants naturels s'avouent démunis face à la perte d'autonomie de leurs proches.

L'INSEE estime aujourd'hui que la France comptera environ 1,4 millions de personnes âgées en perte d'autonomie en 2040. Rappelons que la population âgée en France représente aujourd'hui 14,1 millions de personnes de plus de 60 ans et 1,5 million de plus de 85 ans qui seront 2 millions en 2015. En 2010, on dénombre déjà 1,16 million de bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) pour un budget global annuel de plus de 5 milliards d'euros. Et 61 % des bénéficiaires vivent à domicile.

Plus d'un sur quatre (28%) sur les 55% des français “incapables” de prendre en charge leurs proches, disent même totalement démunis. Un sentiment d'impuissance personnelle aggravé par l'incapacité déclarée de 42% des répondants à pouvoir faire face au coût moyen mensuel que représenterait un hébergement en maison de retraite. Ici, si l'usager peut bénéficier d'aides pour son hébergement, comme l'ASH versée à un résident en établissement sur cinq, pour un montant annuel de 1,1 milliard d'euros, comme l'aide personnelle au logement (APL), le coût de l'hébergement en établissement qui reste à la charge de l'usager représente en effet l'essentiel du reste à charge pour ce mode de résidence. Régler la question du reste à charge trop élevé pour les résidents en maisons de retraite et leur famille est donc une priorité.

Proposer de nouvelles solutions en établissements est l'autre priorité: Car si la france offre une capacité d'accueil dans la moyenne européenne, soit plus de 10.000 établissements et services représentant plus de 675.000 places, dont les deux tiers en EHPAD, la capacité reste insuffisante au regard du nombre de personnes âgées dépendantes. Avec un nouvel éclairage apporté par ce sondage, l'image des maisons de retraite qui reste à “réhausser” puisque 52 % des Français en ont une mauvaise image, 83% des Français estiment ainsi que les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite, et 77% y “mettent” leurs parents à contrecoeur, par un choix contraint.