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Les RADIOFRÉQUENCES n'auraient-elles qu'un effet nocebo ?

Actualité publiée il y a 6 années 2 mois 1 jour
Anses

Pas d’effets sanitaires avérés mis en évidence avec l’exposition aux radiofréquences. Cette conclusion d’une évaluation de deux années entraînera à coup sûr des réactions, mais l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) ne voit donc pas la nécessité, à ce stade des connaissances, de modifier les valeurs limites d’exposition. Les effets sur le bien-être, qui semblent résulter plutôt d’une association entre les symptômes perçus et la distance à l’antenne relais estimée par les riverains, conduisent l’Agence à suggérer un effet nocebo. Seul bémol, en commun avec le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS, une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables. Face au développement rapide des technologies sans fil et à l’augmentation des expositions, l’Anses formule cependant des recommandations pour limiter les expositions, notamment des populations les plus vulnérables et appelle à de nouvelles recherches.

C'est une actualisation de l'état des connaissances, publié en 2009, que propose aujourd'hui l'agence sanitaire, après examen des dernières études scientifiques. Si ce nouvel examen n'identifie pas de nouveaux risques liés à l'exposition de la population aux radiofréquences, il révèle différents effets biologiques chez l'Homme ou chez l'animal, sur le sommeil, la fertilité mâle ou encore les performances cognitives, associés à l'exposition aux radiofréquences, sans que le lien de causalité puisse être confirmé. Alors que certaines études sur le bien-être mettent en évidence une association entre les symptômes perçus et la distance à l'antenne relais estimée par les riverains, plutôt que le niveau d'exposition réel, l'Agence évoque un possible effet nocebo. Enfin, l'examen confirme un effet « cancérogène possible » pour les utilisateurs intensifs de mobiles mais avec un niveau de preuve insuffisant pour conclure qu'une exposition aux radiofréquences entraîne un risque accru de gliomes, méningiomes ou d'autres tumeurs.


En pratique, pour l'Anses, s'il n'apparaît pas nécessaire de modifier, pour la santé, les limites d'exposition, il s'agit néanmoins de limiter les expositions aux radiofréquences, en particulier des téléphones mobiles, et chez les utilisateurs les plus vulnérables ou les plus exposés, les enfants en particulier, ou les personnes habitant à proximité des antennes-relais.

La nécessité d'une veille continue: Enfin, face à l'absence de données et à l'évolution très rapide et des protocoles de communication et des expositions en population générale, l'Agence recommande le lancement de nouvelles recherches et, dans l'attente de nouvelles données scientifiques, l'Agence recommande,

· le choix de téléphones mobiles à faibles débits d'absorption spécifique et l'utilisation de préférence du kit main-libre,

· une réduction de l'exposition des enfants,

· une meilleure surveillance des niveaux d'exposition en extérieur et en intérieur,

· des études préalables à la mise en place de nouvelles antennes-relais,

· une identification des expositions les plus élevées et des études de faisabilité technique pour les réduire,

· un affichage du niveau d'exposition maximal engendré sur l'ensemble des dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques du veille-bébé à la tablette.

Enfin, la veille scientifique se poursuit, sur ces technologies et l'évaluation des risques éventuels pour la santé et l'environnement, par l'intermédiaire du groupe de travail « radiofréquences et santé ».

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