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Maladie CORONARIENNE: Dépression avec stent, c'est risque de décès

Actualité publiée il y a 6 années 8 mois 3 semaines
Annual Spring Meeting on Cardiovascular Nursing

La dépression multiplie par 1,5 le risque de décès chez les patients qui ont reçu un stent coronaire. Ces conclusions présentées au 12è Annual Spring Meeting on Cardiovascular Nursing, les 16 et 17 mars à Copenhague, montrent qu’à 7 ans, les patients déprimés ont un risque multiplié par 1,5 fois de décès par rapport aux « mêmes » patients non déprimés.

La dépression a déjà été associée à de mauvais résultats dans la maladie coronarienne, mais les études précédentes ont surtout examiné les effets à court terme de la dépression, principalement chez les patients victimes d'infarctus du myocarde ou ayant subi une opération de pontage coronarien. Cette nouvelle étude a regardé l'impact de la dépression sur la mortalité au cours d'une période de suivi de 7 ans chez 1.234 patients traités par intervention coronaire percutanée (PCI) âgés de 26 à 90 ans. Le critère d'évaluation était la mortalité toutes causes. · La prévalence de la dépression était de 26,3% sur ces patients). · A 7 ans, 187 décès (15,2%) avaient été constatés. · L'incidence de la mortalité toutes causes confondues chez les patients déprimés s'élève à 23,5% (76 sur 324 patients) vs 12,2% (111 sur 910 patients) chez les non déprimés. · La dépression a été associée de façon indépendante à la mortalité toutes causes confondues (HR : 1,56, IC : 95% de 1,03 à 0,35) après ajustement avec les autres facteurs de risque possibles dont les caractéristiques cliniques notamment le type du stent. · Le sexe (masculin), l'âge, et le diabète de type 2 sont aussi significativement associés à un risque accru de décès après 7 ans de suivi, alors que les statines ont été associées à un risque réduit. « La principale conclusion est que les patients qui sont déprimés après stenting coronaire ont un pronostic moins favorable », explique l'auteur principal Nikki Damen, étudiant au doctorat à l'Université de Tilburg aux Pays-Bas. Une explication possible est que les patients déprimés peuvent adopter un mode de vie moins sain en ce qui concerne le tabagisme, la consommation d'alcool, l'activité physique, et l'alimentation, et sont peut-être moins observants sur leurs médicaments. Une autre explication possible est que la dépression pourrait modifier l'activité du système nerveux sympathique, entrainant ainsi une augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle.

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