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Médicaments ALZHEIMER: 1 AN, pas plus, conclut la Haute Autorité de Santé

Actualité publiée il y a 8 années 9 mois 2 semaines
HAS

Limiter les prescriptions des médicaments de la maladie d'Alzheimer à un an, renouvelable sous conditions strictes. C’est la conclusion de la réévaluation des médicaments anti-Alzheimer de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui confirme un Service Médical Rendu (SMR) faible. Une exception surprenante au principe énoncé SMR- remboursement, même si a priori et en général, la prise en charge ne sera effective qu’un an. Un avis qui surprend au-delà, traitement court pour maladie longue, faisabilité du processus de renouvellement du traitement, le tout dans un climat de tension du corps médical et des patients et de contexte énoncé de priorité présidentielle.

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La Commission de la Transparence, en charge de l'évaluation des médicaments au sein de la Haute Autorité de Santé, conclut à un intérêt thérapeutique faible des médicaments de la maladie d'Alzheimer et recommande de limiter leurs prescriptions à un an, renouvelable sous conditions strictes. La HAS rappelle également que la prise en charge de la maladie ne doit pas se limiter à une prescription médicamenteuse mais doit être globale.


Les quatre médicaments de la maladie d'Alzheimer disponibles à l'heure actuelle, ont été réévalués : Ebixa (Lundbeck), Aricept (Eisai), Exelon (Novartis Pharma et Reminyl (Janssen Cilag). L'efficacité de ces médicaments est jugée faible et qualifiée « d'au mieux modeste » et « dont la pertinence clinique reste discutable », le risque de survenue d'effets indésirables et le risque accru d'interactions médicamenteuses sont mis en avant.

Durée de prescription, 1 AN : « Les traitements de la maladie d'Alzheimer sont prescrits au patient pour une durée d'un an. Au bout de six mois, la poursuite du traitement doit faire l'objet d'une réévaluation attentive du médecin prescripteur. En effet, si le patient répond au traitement en atteignant les objectifs fixés (stabilisation ou ralentissement du déclin cognitif par exemple) et s'il n'a pas subi d'effet indésirable grave et/ou altérant sa qualité de vie, le traitement pourra être poursuivi jusqu'à un an ». Une évaluation favorable en réunion de concertation pluridisciplinaire réunissant le patient (si son état le permet), son aidant, le médecin traitant, le gériatre et le neurologue ou le psychiatre, pourrait permettre la reconduction du traitement.

Transparence avant tout : Aucun des membres de la Commission de la Transparence qui a participé à la réévaluation ni aucun des quatre experts recrutés sur appel à candidature pour fournir un rapport d'expertise scientifique n'a de lien d'intérêts avec l'un des laboratoires fabricants. Par ailleurs, la HAS précise que Les enregistrements vidéo des débats qui se sont achevés le 19 octobre dernier sont publiés aujourd'hui sur le site de la HAS.

Concrètement, la maladie d'Alzheimer touche plus de 800 000 personnes en France. C'est une affection de longue durée. On a des difficultés à imaginer la faisabilité, pour l'ensemble des patients de cette réévaluation pluridisciplinaire pour la reconduction du traitement et la justification de la prescription si, en pratique, l'arrêt du traitement intervient au bout d'un an, alors que la maladie, elle persiste et se développe au fil des années.

La HAS publiera fin novembre la réactualisation de ses recommandations professionnelles.

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