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MÉNOPAUSE : Ce syndrome génito-urinaire qui obère la libido comme la continence

Actualité publiée il y a 2 années 2 semaines 3 jours
Menopause
Le syndrome génito-urinaire de la ménopause reste encore mal compris et très peu pris en charge

3 femmes sur 4 sexuellement actives rencontrent des difficultés dans leur vie sexuelle autour et après la ménopause. Cette étude éclaire les raisons pour lesquelles les femmes deviennent moins sexuellement actives avec la ménopause et l’âge. Elle documente à nouveau le récent concept de « syndrome génito-urinaire de la ménopause » qui inclut ces troubles vaginaux et vésicaux qui affectent près d’une femme sur 2 pendant et après la ménopause. Des conclusions, présentées au Congrès annuel de la North American Menopause Society (NAMS) qui rappellent ainsi l'impact de ce syndrome sur la vie sexuelle des femmes péri-ménopausées mais aussi sur l’incidence de troubles urinaires inférieurs et de l’incontinence.

 

Le syndrome génito-urinaire de la ménopause reste encore mal compris et très peu pris en charge, pourtant il entraîne des effets sévères sur l’équilibre émotionnel, la vie sexuelle, la continence, l’autonomie et la qualité de vie. L’amincissement des muqueuses vaginales induit les symptômes de la dyspareunie ou douleurs lors des rapports sexuels et le prolapsus ou descente des organes est souvent à l’origine de problèmes de vessie qui peuvent entraîner des fuites d'urine pendant l'activité sexuelle, ainsi qu’au cours des activités quotidiennes. Ici, les chercheurs évaluent l'impact de ces différents symptômes sur l’activité sexuelle et la libido des femmes ménopausées.

 

Les chercheurs du Centre Kaiser Permanente (Oregon) ont mené cette étude chez plus de 1.500 femmes ménopausées ayant renseigné par questionnaire les différentes caractéristiques de leur activité sexuelle. L’analyse des données montre que si l'atrophie vulvo-vaginale et les problèmes de vessie ont en effet un impact négatif sur la fréquence de l'activité de l’activité sexuelle, c’est la crainte de la douleur pendant les rapports sexuels qui reste le plus souvent considérée, ici par 20% des femmes interrogées comme la raison majeure d'éviter ou de restreindre l'activité. Cependant la peur de devoir interrompre l'activité pour aller aux toilettes est la seconde cause invoquée, par 9% des femmes interrogées.

 

Prendre en compte la sexualité des femmes ménopausées : ces données appellent à tenir compte de l'histoire sexuelle des femmes dans la surveillance gynécologique post-ménopause. Ces données ne signifient pas nécessairement que ces femmes n’ont plus d’intérêt dans la sexualité, explique le Dr Amanda Clark, auteur principal de l'étude. Le problème pour beaucoup est physique : « Notre étude fournit une raison supplémentaire pour laquelle les professionnels de santé doivent avoir une discussion ouverte et honnête avec les femmes post-ménopausées afin que les options de traitement appropriées puissent être évaluées ». Il existe ainsi un énorme besoin non satisfait de prise en charge et de conseils, pour les femmes ménopausées.

 

Pourtant des thérapies et des dispositifs permettent aujourd’hui de soulager ces symptômes génito-urinaires : thérapies à base de faibles doses intra-vaginales d'œstrogène, de modulateurs sélectifs du récepteur aux œstrogènes (pour la dyspareunie), d’options chirurgicales, d’exercices du plancher pelvien, et des protections adaptées.

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