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MOBILE et risque de cancer: 3 français sur 4 n'en n'ont pas peur

Actualité publiée il y a 9 années 3 jours 1 min
Sécurité sanitaire

Les premiers résultats d'un nouveau sondage, relayé par les Echos, informe sans surprise que 85% des interviewés utilisent un téléphone mobile. Bon, mais 71 % des utilisateurs n’ont pas peur des effets néfastes possibles liés aux radiofréquences, puisqu’ils ne prennent aucune précaution particulière. En cause, probablement les réactions tardives des institutions sanitaires, les résultats contradictoires des dernières études scientifiques et peut-être une addiction trop élevée à l’usage du mobile pour accepter d’en imaginer les effets à long terme.

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Les institutions sanitaires se sont mobilisées tardivement sur un principe de précaution: - En mai dernier, l'OMS, par la voix de l'IARC (International Agency for Cancer Research), franchissait un pas important en classant les radiofréquences électromagnétiques, associées en particulier à l'utilisation des téléphones sans fil, comme cancérogènes possibles, et facteurs de risque possibles dans le développement des gliomes, un type de tumeur maligne du cerveau. - En France, l'Anses a depuis mis en place son Comité de travail permanent "Radiofréquences et santé" composé d'une douzaine d'experts scientifiques indépendants chargé de suivre "en temps réel" les publications scientifiques. - En Europe, au même moment, la Commission permanente de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a adopté, sur rapport de la commission de l'environnement, une injonction aux gouvernements de prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l'exposition aux champs électromagnétiques, notamment aux radiofréquences émises par les téléphones portables et tout particulièrement l'exposition des enfants et des jeunes.


Ces dernières semaines, 2 études rassurent sur le risque possible,

- la première, une analyse de l'International Commission for Non-Ionizing Radiation Protection Standing Committee on Epidemiology (ICNIRP ou Commission internationale de protection contre les rayonnements non-ionisants), publiée le 4 juillet dans la revue Environmental Health Perspectives, qui après étude de l'ensemble des données disponibles, en particulier celles issues de la dernière étude Interphone et suivi des taux d'incidence des cancers du cerveau depuis 20 ans, conclut à une accumulation de preuves qui irait plutôt à l'encontre de l'augmentation du risque de gliome.

- la seconde, publiée le 27 juillet dans le Journal of the National Cancer Institute conclut qu'à ce stade de données disponibles, les enfants et les adolescents qui utilisent les téléphones mobiles ne seraient pas exposés à un risque accru statistiquement significatif de cancer du cerveau par rapport à ceux qui n'ont pas de téléphone mobile.

Les premiers résultats de ce sondage Obea-InfraForces à paraître en septembre et dévoilés par les Echos indiquent donc qu'à ce jour, les usagers français ne croient pas vraiment au risque de gliome, ou alors l'”addiction” serait trop forte ? Car les quelques mesures de précaution suggérées par l'OMS sont peu suivies: 11 % des personnes interrogées privilégient les SMS et seuls 10 % utilisent un kit mains libres.