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NUTRITION: Consommer moins? Bon pour la santé, bon pour l'environnement!

Actualité publiée il y a 10 années 8 mois 1 semaine
INRA-DuALIne

Nous sommes l’un des pays qui « offre » le plus de calories à chacun de ses habitant, soit, en moyenne, près de 3.500 par jour (Voir schéma ci-contre). Plus nous consommons, plus l’obésité nous menace et plus nous dégageons un « impact carbone ». Nous aurions donc visiblement intérêt à réduire notre alimentation et à consommer « mieux » -ce qui n’a quasiment pas d’impact en matière d’environnement. C’est l’un des axes de cette étude DuALIne qui a, plus globalement, mené réflexion sur l’alimentation de notre planète dans ses perspectives démographiques, économiques, environnementales et macrosociales. Des conclusions publiées par l’INRA au 12 décembre.

C'est aussi une toute petite tranche de l'ensemble du flux des systèmes alimentaires depuis la sortie de la ferme jusqu'à la consommation et l'élimination des déchets. Mais cet aspect de nos propres habitudes de consommation, dans notre pays est déjà un maillon de l'ensemble de cette chaine alimentaire planétaire.


Comment consommer pour réduire notre impact carbone ? La question de la consommation alimentaire, en France, et de son impact carbone lié à son niveau de qualité nutritionnelle, a retenu l'attention de l'Inra. Sur la base des données de l'enquête nationale sur les consommations alimentaires des français (INCA2), les experts observent que

· Plus la consommation alimentaire est élevée en quantité, plus l'impact carbone associé est important. Ainsi l'impact carbone de l'alimentation des hommes est significativement supérieur à celui des femmes.

· En revanche la qualité nutritionnelle de l'alimentation a peu d'impact carbone.

· Manger moins, permet de prévenir l'obésité, réduire le gaspillage, mieux partager avec le reste de la planète, mais de préserver l'environnement.

Faut-il consommer local ? Pour aller jusqu'au bout du raisonnement, il faudrait alors plus favoriser l'agriculture à proximité des grandes villes. Pour les villes, en tous cas, la réponse n'est pas aisée. Car la distribution dans les 5 derniers kilomètres est ce qui pèse le plus en matière d'impact sur l'environnement, les émissions de gaz à effet de serre liées à cette activité, les processus d'intensification agricole près de villes, les pollutions des nappes phréatiques vont à l'encontre d'une consommation locale pour les centres urbains.

Nos recommandations nutritionnelles vont-elles dans le sens de l'environnement ? L'étude DuALIne montre que nos recommandations nutritionnelles sont basées sur une consommation accrue de végétaux, légumes et fruits, au dépens de la viande. Le bon point est que les aliments végétaux émettent moins de gaz à effet de serre par kg que les protéines animales. Le mauvais point et qu'on nous conseille d'en consommer beaucoup, « au moins 5 portions par jour », donc en termes d'émission, en valeur absolue, nos régimes nutritionnels ne sont pas meilleurs pour l'environnement. Enfin, les végétaux donnent lieu à beaucoup plus de gaspillage.

L'intégralité des conclusions du programme duALIne, qui a mobilisé 125 experts académiques, institutionnels et privés seront publiées au 15 décembre.

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