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PALUDISME: Quand les parasites se parlent pour organiser leur survie

Actualité publiée il y a 7 années 2 mois 4 semaines
Cell

C’est la découverte surprenante de chercheurs australiens : les parasites du paludisme peuvent se parler et Ce comportement social assure au parasite sa survie et améliore ses chances d'être transmis à d'autres humains. Ces conclusions, publiées dans la revue Cell, ouvrent une fenêtre thérapeutique, avec le développement de médicaments ou de vaccins qui vont… couper ces réseaux de communication.

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Le paludisme tue environ 700.000 personnes par an, principalement des enfants âgés de moins de 5 ans et des femmes enceintes. Chaque année, des centaines de millions de personnes sont infectées par le parasite du paludisme, Plasmodium, transmis par les piqûres de moustiques. On estime que la moitié de population mondiale est à risque de contracter le paludisme, avec une concentration de la maladie dans les régions tropicales et subtropicales.


Ce sont des chercheurs du Walter and Eliza Hall Institute à Melbourne (Australie) qui montrent que les parasites du paludisme sont en mesure de s'envoyer des messages pour communiquer avec d'autres parasites dans le corps. Les chercheurs ont eux-mêmes été surpris de découvrir que les parasites du paludisme travaillaient en collaboration pour signaler l'activation des parasites sexuellement suffisamment matures pour être captés par les moustiques, porteurs du paludisme.

Le parasite, à l'intérieur du globule rouge, communique : De nombreuses expériences ont été répétées pour valider et comprendre cette communication entre parasites : Elle permet aux parasites de savoir combien d'autres parasites sont dans l'hôte humain et quel est le moment idéal pour activer des formes matures ayant les meilleures chances d'être transmises au moustique. Le parasite, à l'intérieur du globule rouge, communique en envoyant des petits paquets d'ADN à l'autre parasite durant le stade sanguin de l'infection. Le parasite signale ainsi quand il peut être retransmis à un moustique, c'est-à-dire sous une forme qui lui permette de vivre et de se reproduire dans le moustique pour être ensuite transmis par le moustique à un autre hôte humain.

C'est une voie possible pour de nouveaux médicaments ou vaccins antipaludiques. Pour les chercheurs, la prochaine étape sera d'identifier les molécules impliquées dans ce processus de signalisation et les moyens de bloquer ces réseaux et signaux de communication pour bloquer la transmission du paludisme de l'humain au moustique.