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Pandémie A/H1N1: En réalité, une personne sur 5 aurait été infectée

Actualité publiée il y a 7 années 8 mois 5 jours
Influenza and Other Respiratory Viruses

C’est la dernière estimation de cette collaboration internationale de 27 groupes de recherche du monde entier, menée par des chercheurs de l'Imperial College de Londres et publiée dans l’édition du 21 janvier de la revue très spécialisée Influenza and Other Respiratory Viruses. Le résultat, probablement la plus fine estimation de l'impact de la pandémie 2009 dans le monde, va permettre de développer des modèles de prévision et d’affiner les stratégies de réponse, en fonction des différents groupes de population.

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Les résultats proviennent d'une collaboration internationale menée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avec une équipe de recherche de l'Imperial College de Londres, qui a analysé les données de 19 pays, dont le Royaume-Uni, les États-Unis, la Chine et l'Inde, mais aussi l'Australie, le Canada, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Allemagne, Hong Kong, l'Iran, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Réunion, Singapour, le Royaume-Uni et le Vietnam afin d'évaluer l'impact global de la pandémie de grippe de 2009. Il s'agit d'une méta-analyse de plus de 20 études couvrant plus de 90.000 analyses de sang à partir de prélèvements effectués avant, pendant et après la pandémie. Les échantillons ont été testés pour les anticorps produits par l'organisme en réponse à la souche pandémique.


Ainsi, 20 à 27% des populations auraient été infectés par la pandémie au cours de la première année de circulation du virus H1N1 de 2009. Car les chercheurs estiment que l'incidence de la grippe aurait été similaire dans les pays où les données n'étaient pas disponibles, ce qui signifie que globalement un quart de la population mondiale aurait été confronté au virus, donc aurait développé une immunité. Avant la pandémie, le taux global normalisé selon l'âge de prévalence des anticorps à A/H1N1 s'élevait à 5%. Après la pandémie, l'incidence cumulée atteint 24% (IC : 95% de 20 à 27%) en variant toujours considérablement avec l'âge : Ainsi, les taux les plus élevés d'infection concernent les plus jeunes, avec un taux d'incidence de 47% chez les enfants âgés de 5 à 19 ans (IC : 95% de 39 à 55%) et chez les tout petits (36% chez les 0-4 ans, IC : 95% de 30-43%). Les personnes âgées ont été moins touchées, avec un taux d'infection de 11% des personnes âgées de 65 ans ou plus.

La mortalité, qui ne faisait pas parte des objectifs principaux de l'analyse, a tout de même été évaluée sur une base d'environ 200.000 décès et aboutit à une estimation finale de taux de létalité <0,02%.

Ces résultats sont importants en regard de l'immunité conférée par l'infection. Ainsi, cette large exposition au virus peut avoir apporté, en particulier aux personnes plus fragiles, une certaine protection contre la souche de 2009. A titre d'exemple, seules 14% des personnes âgées de 65 ans ou plus avaient déjà des anticorps contre la souche 2009, avant l'arrivée de la pandémie.

Le Dr Anthony Monts de l'OMS et auteur principal confirme que ces données d'infection par groupe de population vont contribuer à affiner les stratégies de réponse contre la grippe et développer des modèles mathématiques pour anticiper les effets épidémiologiques.

Source: Influenza and Other Respiratory Viruses 21 JAN 2013 DOI: 10.1111/irv.12074 Estimating age-specific cumulative incidence for the 2009 influenza pandemic: a meta-analysis of A(H1N1)pdm09 serological studies from 19 countries

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