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PARENTALITÉ: La présence du père profite au cortex de l'enfant

Actualité publiée il y a 7 années 10 mois 2 semaines
Cerebral Cortex

Les pères : quelle importance ont-ils? C’est le titre quelque peu provocateur du communiqué de l’Université McGill sur son étude sur l’impact neurobiologique du père, dans l’éducation de l’enfant. L’étude évalue ainsi les conséquences d’une absence paternelle, à ce stade crucial du développement, sur le comportement social de l’enfant, plus tard dans la vie. Les conclusions, publiées dans la revue Cerebral Cortex montrent que s’il faut impérativement un homme et une femme pour concevoir, deux parents c’est tout de même mieux pour élever un enfant.


En fait, l'étude révèle que l'absence du père pendant des périodes de croissance critiques entraîne une altération des aptitudes sociales et comportementales chez l'enfant, une fois devenu adulte. Les résultats ont été obtenus sur la souris, d'une part, d'autre part l'étude ne prouve pas qu'une mère seule ou un père seul ne puisse pas apporter à l'enfant l'environnement nécessaire à un développement cérébral normal et à une bonne santé mentale. Ceci dit, le Dr Gabriella Gobbi, chercheur sur les maladies mentales et la toxicomanie et professeur agrégé à l'Université McGill affirme : « Même si notre étude a été menée sur des souris, les résultats sont d'une extrême pertinence pour les humains »…

Un comportement associal : Son étude a été menée sur des « souris de Californie », une espèce monogame, chez laquelle les deux parents participent au soin et à l'éducation des petits. En comparant le comportement social et l'anatomie cérébrale de souris élevées avec leurs deux parents vs des souris élevées seulement par leur mère, les chercheurs constatent que,

· les souris élevées sans père présentent des interactions sociales anormales,

· se montrent plus agressives,

· ces traits de comportement sont plus marqués chez les souriceaux femelles que chez leurs frères.

· les femelles élevées sans père s'avèrent aussi plus sensibles à l'amphétamine.

Des anomalies dans le cortex préfontal, la zone du cerveau qui contrôle l'activité sociale et cognitive, sont également constatées par l'équipe chez les bébés privés de père. C'est le résultat le plus frappant de l'étude, d'autant que ces anomalies semblent corrélées avec les modifications de comportement. Ces données, encore une fois obtenues chez la souris, suggèrent l'influence de l'absence du père sur la neurologie de la descendance pendant la période de développement, concluent les chercheurs.

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