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PERTE de POIDS: Pourquoi il faut préférer la compagnie de petit-mangeurs

Actualité publiée il y a 4 années 11 mois 14 heures
Social Influence

Partager ses repas avec un « petit-mangeur » peut avoir une bonne influence sur la quantité de nourriture consommée, remarque cette étude australienne. Les conclusions, présentées dans la revue Social Influence confirment et décrivent l’effet psychologique de « modélisation sociale » qui peut conduire à manger moins, ou plus, qu'on ne le ferait seul.

Prendre son repas en compagnie d'une femme ou d'un homme en surpoids entraine à consommer une plus grande quantité d'aliments malsains, bref à se laisser aller, avait déjà conclu cette petite expérience amusante, menée avec des étudiants, présentée dans la revue Appetite, L'influence de l'entourage familial sur le régime alimentaire a bien sûr également été démontré. Cette nouvelle étude a cherché à clarifier l'impact des situations sociales sur la quantité de nourriture consommée.


Les signaux internes comme la faim et la satiété peuvent « passer après » l'exemple des autres quand il s'agit de nourriture, explique le Dr Vartanian de l'Université of New South Wales. Son équipe vient d'analyser les résultats de 38 études portant sur les facteurs sociaux de l'alimentation. L'analyse montre en effet la forte influence du modèle social sur la consommation.

· L'effet est observé dans de nombreuses situations différentes, selon les études : en ce qui concerne le grignotage, l'apport alimentaire durant les repas, l'importance du dîner après une journée de jeûne, chez les enfants aussi, et indépendamment du poids corporel.

· L'influence est même persistante : elle perdure, dans le cas d'un couple, même lorsque le compagnon n'est pas physiquement présent.

· L'effet semble plus fort chez les femmes que chez les hommes, sans doute parce que les femmes ont tendance à être plus préoccupées par leur image, lorsqu'elles mangent en public ?

· L'effet de modélisation sociale est également plus important chez les enfants plus âgés ou les adolescents vs les jeunes enfants, ce qui suggère que le recours à des indices sociaux externes serait plutôt un comportement appris.

L'auteur remarque que si les études et les initiatives de prévention ciblent généralement la taille des portions, cet effet de modélisation sociale pourrait aussi être abordé dans les campagnes de prévention, avec certainement, tout autant d'efficacité.

Source: Social Influence 24 Feb 2015 DOI:10.1080/15534510.2015.1008037 Modeling of food intake: a meta-analytic review (Visuel© Africa Studio - Fotolia.com)

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