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POLLENS : Dans le sud, risque de rhinite allergique

Actualité publiée il y a 10 années 9 mois 1 semaine
allergies saisonnières

Les petits pollens, qui peuvent pénétrer jusque dans les bronches, peuvent provoquer des crises d´asthmes : diminution du souffle, sifflements bronchiques, toux persistante souvent nocturne et, plus rarement, œdèmes et urticaire sont plus rares. Toutes ces réactions sont améliorées par la pluie et aggravées par le vent. Les grains de pollens mâles contribuent au développement de la végétation qui assure la régénération de l´oxygène et ont un rôle essentiel dans l´alimentation. Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.) créé en 1996, étudie le contenu de l'air en particules biologiques, pollens et en moisissures, pouvant avoir une incidence sur le risque allergique pour la population.


Vigilance dans le sud (Pour connaître le risque par ville, cliquer sur la carte- Source RNSA

) Les pollens de cyprès sont abondants sur les régions Provence Alpes Côtes d'Azur et Languedoc Roussillon et peuvent provoquer un risque allergique très élevé. La symptomatologie est également élevée en Ile de France, Centre et Pays de Loire. Les pollens d'aulne sont présents sur l'ensemble du pays avec risque allergique faible à moyen. Les pollens de bouleau, sont « un peu en avance » sur Paris, Angers, Cholet, La Roche sur Yon, Poitiers, Dijon, Bart, mais sans incidence encore sur le risque allergique. Savoir se faire diagnostiquer : Interrogatoire clinique, tests cutanés, examens sanguins, plusieurs niveaux de diagnostics sont aujourd'hui possibles, pour rechercher l'allergène en cause. Pour les petits enfants, les tests cutanés peuvent être pratiqués dès les premiers mois de la vie. 3 types de tests cutanés sont couramment pratiqués, les prick tests, avec injection sous la peau de très faibles doses de plusieurs allergènes, les tests intradermiques (piqûre dans le derme superficiel à l'aide d'une seringue munie d'une petite aiguille) et les patch tests.

La rhinite allergique doit être prise en charge : Dans le cas des pollens, elle est saisonnière. La rhinite allergique affecte 10 à 25 % de la population et sa prévalence est en augmentation. En France, les données épidémiologiques récentes montrent que plus de 15 % de sujets de 15 à 50 ans ont une rhinite allergique induite par les pollens. Définie cliniquement comme une maladie symptomatique du nez, déclenchée après exposition allergénique, par une inflammation induite dans la muqueuse nasale, la rhinite allergique provoque la dégradation de sommeil et des activités quotidiennes. Généralement, les symptômes de la rhinite allergique sont les éternuements, une obstruction nasale, le nez qui coule, des démangeaisons aux yeux. La rhinite allergique saisonnière est parfois négligée alors qu'elle peut avoir un impact important sur la fonction respiratoire : 50 % des patients ayant une rhinite allergique présentent également une hyperréactivité bronchique qui peut se traduire par un asthme.