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Quand la fonte des glaces menace la réduction des substances chimiques toxiques

Actualité publiée il y a 9 années 1 semaine 3 jours
Nature Climate Change

Toxicité, persistance dans l'environnement, bioaccumulation et dépôt à longue distance vers les milieux froids, on pouvait prévoir, sur le papier, que la fonte des glaces de l'Arctique provoquée par le réchauffement climatique provoque une volatilisation des polluants organiques persistants (POP). C’est l’objet de cet article publié dans l’édition en ligne du 24 juillet de la revue Nature Climate Change qui va jusqu’à confirmer que le réchauffement de l'Arctique pourrait saper les efforts mondiaux pour réduire l'exposition environnementale et humaine à ces substances chimiques toxiques.

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Les polluants organiques persistants (POP) sont des composés organiques produites par les activités humaines qui sont résistantes à la dégradation de l'environnement. Ils mettent 7 à 8 ans pour se dégrader de 50 % seulement. Ils comprennent les produits chimiques industriels, des biphényles polychlorés et des pesticides. Les POP sont transportés sur de longues distances dans l'atmosphère et s'accumulent dans des régions comme l'Arctique, où les basses températures favorise leur dépôt.


Les POP s'accumulent dans la faune et les humains, en mettant leur santé en danger. Ils présentent une vaste gamme d'effets toxiques et nuisibles tels que la dégradation du système immunitaire, des effets sur la reproduction et sur le développement et des effets cancérigènes. De par nature persistants, ces composés sont responsables de perturbations même à de faibles concentrations en cas d'exposition chronique. Leurs effets peuvent persister parfois très loin des sources d'émission.

Après avoir diminué, les concentrations en POP augmentent: Grâce aux restrictions récentes sur leur production et leur utilisation, les concentrations de ces POP avaient diminué dans l'air arctique au cours des dernières décennies. Les chercheurs montrent que, comme le climat se réchauffe, les POP déposés dans les puits, l'eau et la glace se volatilisent à nouveau dans l'atmosphère. En analysant les dossiers des concentrations de POP tels que le PCB, DDT, cis-chlordane et HCH (Hexachlorocyclohexane) dans l'air arctique de 1993 à 2009 dans 2 stations de l'archipel norvégien de Svalbard et dans le Grand Nord canadien et en comparant les résultats à l'aide d'un modèle de simulation de l'effet des changements climatiques sur les concentrations atmosphériques, leurs résultats indiquent qu'un large éventail de polluants organiques persistants a ainsi été remobilisé dans l'atmosphère de l'Arctique au cours des deux dernières décennies.

Ils concluent que le réchauffement de l'Arctique pourrait saper les efforts mondiaux pour réduire l'exposition environnementale et humaine à ces substances chimiques toxiques.