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Rétrécissement aortique : Remplacements sans chirurgie, 50% de décès en moins

Actualité publiée il y a 9 années 2 mois 3 semaines
CHU de Lyon

C’est au CHU de Lyon- Hôpital Louis Pradel que le 100è remplacement de valve aortique, avec une technique innovante, sans ouverture chirurgicale, vient d’être réalisé : Bilan après 100 valves implantées : 50% de décès en moins, annonce le CHU. Cette technique novatrice, sans anesthésie générale, consiste à implanter une prothèse biologique pour remplacer la valve cardiaque défaillante, au moyen d’une sonde introduite par l’artère fémorale (voie percutanée).

Le rétrécissement valvulaire aortique dégénératif est la première cause de maladie valvulaire cardiaque chez le sujet âgé. Elle augmente de manière exponentielle après 75 ans. On estime sa prévalence à 2,5 % à 75-76 ans et 8,1 % à 85-86 ans.


Cette nouvelle technique ne nécessite ni anesthésie générale, ni sternotomie (section chirurgicale du thorax) ni circulation extra corporelle. Elle s'adresse aux patients souffrant d'un rétrécissement valvulaire dégénératif, âgés à très âgés et pour lesquels une chirurgie classique serait trop risquée.

85 % des patients qui ont bénéficié de cette procédure sont en vie un an après l'intervention, alors que le traitement médicamenteux comporte un risque de décès dans l'année pour 50 % des malades : «Notre recul depuis les premières interventions fin 2008, l'expérience que nous avons acquise et le volume important de patients que nous avons traités, nous permettent de tirer un bilan très enthousiasmant », explique le Dr Gilles Rioufol, chef du service cardiologie interventionnelle.

D'abord évaluée dans le cadre d'un protocole de recherche à l'hôpital Louis Pradel, la technique est devenue le traitement de référence pour les patients âgés à très haut risque chirurgical. L'intervention est prise en charge par l'Assurance maladie depuis 2010.

Une autre technique prometteuse et très novatrice de réparation de certaines fuites de la valve mitrale, une autre pathologie valvulaire qui provoque de nombreux décès ou hospitalisations répétées chez les patients en insuffisance cardiaque avancée, est actuellement en cours d'évaluation par l'équipe multidisciplinaire de l'Hôpital Louis Pradel. La technique consiste à introduire un clip - sorte d'agrafe - par un cathéter dans la veine fémorale afin de solidariser les 2 parties de la valve au niveau de la fuite pour ainsi la corriger. Fin 2010, seuls 5 patients ont subi cette intervention en France. 3 d'entre eux en ont bénéficié au CHU de Lyon.