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SALLES de CONSOMMATION : L'Académie refuse les «intoxications médicalement assistées»

Actualité publiée il y a 8 années 2 mois 1 semaine
Académie de médecine

Les réactions sont nombreuses suite au communiqué du 12 janvier de l’Académie nationale de Médecine marquant son opposition à la création de salles de consommation expérimentales où, sous supervision médicale, des personnes malades de la drogue pourraient s’injecter des drogues dans des conditions optimisées de sécurité. Un débat dont l’issue viendra peut-être avec le rapport du groupe de travail du Sénat qui devra réussir à mettre les politiques d’accord sur l’expérimentation ou non des salles de consommation.

L'Association Act-Up réagit, s'étonnant que l'avis de l'Académie ne s'appuie sur "aucune étude scientifique", hors la recommandation de l'organisme international de contrôle des stupéfiants. Rappelons que le rapport de l'Inserm, publié en juin dernier s'appuie sur l'analyse de données disponibles de près de 1.000 articles scientifiques.


L'Académie se recommande en particulier des résultats des expériences faites à l'étranger pourtant le rapport de l'Inserm de juin dernier sur « la réduction des risques », qui cite les expériences en cours à l'étranger, confirme l'intérêt des centres d'injection supervisés et conclut que les centres peuvent être considérés comme une mesure complémentaire (et non concurrente) à d'autres dans la palette de services proposés aux usagers permettant de répondre à des besoins de réduction des risques spécifiques liés à l'injection. En effet, il existe des centres d'injection supervisés dans 8 pays : Allemagne, Australie, Canada, Espagne, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suisse.

La peur de « sortir, de facto, les drogues les plus détériorantes du statut illicite » est également mise en avant par l'Académie tout comme la démarche jugée contradictoire avec une démarche médicale « qui ne peut consister à favoriser l'administration de la drogue qui a généré l'addiction » mais rappelle qu'on dispose de médicaments de substitution. Or, comme le soulignent les associations, il ne s'agit pas d'injecter mais de superviser…

Depuis début octobre, un groupe de travail du Sénat « planche » également sur les salles d'injection de drogue. "C'est un sujet très, très important", avait souligné M. Larcher, Président de la commission des Affaires sociales du Sénat. Un rapport essentiel puisque, au niveau politique, le désaccord avait été marqué entre l'ex-Ministre de la santé, Roselyne Bachelot, favorable, et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie placée sous l'autorité du Premier ministre, dont le Directeur, Etienne Apaire s'est toujours opposé à leur expérimentation.


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