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SAMUSOCIAL et hébergement d'urgence: La Ministre du budget monte au front

Actualité publiée il y a 9 années 2 semaines 1 jour
Ministre du budget et Ville de Paris

Se faisant écho de la démission de Xavier Emmanuelli, Président du Samusocial pour manque de budget, à la réaction du Maire de Paris, Bertrand Delanoë qui regrette le départ du Fondateur du Samusocial, la Ministre du Budget, Valérie Pécresse, rappelle dans l’effort massif du Gouvernement sans précédent en faveur de l’hébergement d’urgence.

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Valérie Pécresse, rappelle que, contrairement aux propos de Bertrand Delanoë, l'hébergement d'urgence et l'aide aux personnes en très grande difficulté sociale constituent une priorité du Gouvernement, comme en témoigne l'effort massif réalisé depuis 4 ans.


Une progression de 39% des budgets au cours du quinquennat, selon le Ministre: Cet effort en faveur des dispositifs d'hébergement d'urgence (centres d'hébergement d'urgence, places d'hôtels,...), des centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et de la veille sociale s'est notamment traduit par une progression de la dotation budgétaire de ces dispositifs, puisqu'elle est passée de 670 M€ en loi de finances initiale 2007 à 933 M€ en 2011, et devrait se situer à un niveau similaire en 2012, soit une progression de 39% au cours du quinquennat.

Remplacer des nuitées d'hôtel par des places en logements: La Ministre ajoute que dans son souci permanent d'apporter des réponses plus efficaces, adaptées et durables à des situations individuelles toujours fragiles, le Gouvernement travaille aujourd'hui pour proposer aux personnes sans abri un logement stable plutôt qu'un hébergement d'urgence. C'est pour cette raison qu'il a été décidé de remplacer des nuitées d'hôtel par des places en logements. Ainsi, contrairement à ce que déclare le maire de Paris, 4.500 places d'hébergement en Ile-de-France ont été non pas supprimées mais transformées en 4.500 places en logement intermédié, une solution plus durable pour les familles.

"La situation des sans abri à Paris et en Île-de-France est aujourd'hui insupportable", répond la Ville de Paris, face à une situation de crise. Paris annonce devoir renforced ses dispositifs d'aide alimentaire et d'hébergement des personnes sans abri et interpelle l'Etat pour qu'il assume ses responsabilités. Le bilan pour la ville est dramatique, 1.200 familles sont hébergées par la Ville pour une dépense annuelle de 25 millions d'euros, ce qui représente une augmentation de 76% en 5 ans. La Ville héberge par ailleurs, 1.600 mineurs étrangers isolés, que l'Etat ne prend pas en charge, pour une dépense de 70 millions d'euros par an, qui a doublé en 2 ans. La ville de Paris a du mettre en place d'autres dispositifs, comme « Louez solidaire » ou 600 logements mobilisés pour reloger 1.000 familles et prévoit d'ouvrir d'ici 2014, 3.000 places d'hébergement.

Bertrand Delanoë interpelle ainsi l'Etat: “Le Samu Social, c'est depuis sa création la garantie d'un accueil inconditionnel pour toute personne sans solution d'hébergement. C'est clairement la responsabilité du gouvernement qu'il n'assume plus aujourd'hui. Cette mission, qui relève du minimum que l'on est en droit d'attendre de l'action de l'Etat, ne peut pas être plus longtemps abandonnée. Aujourd'hui, il s'agit de répondre en priorité à une seule question : quand le gouvernement va-t-il enfin décider de rétablir les crédits nécessaires au bon fonctionnement du Samu Social ?”

Communiqué de Bertrand Delanoë (20 juillet 2011) (Vignette Association Aurore, visuel Ville de Paris)

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