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SANS-ABRI: Les adolescents homosexuels et bisexuels bien plus exposés

Actualité publiée il y a 9 années 1 jour 2 heures
American Journal of Public Health.

Cettre étude menée par une équipe du Children Hospital (Boston) montre que les sans-abri sont plus nombreux chez les adolescents gais, lesbiennes et bisexuels que chez leurs homologues hétérosexuels. Cette enquête réalisée auprès de plus de 6.300 étudiants du secondaire vient d’être publiée en ligne dans l'American Journal of Public Health mais qui trouve malheureusement sa signification dans d'autres pays.


“Où dormez-vous la nuit?" : Les auteurs ont travaillé sur les données de 2005 et 2007 de l'enquête Massachusetts Youth Risk Behavior Survey portant sur les comportements à risque des adolescents et concluent qu'environ 25% des homosexuels, 15% des bisexuels, et 3% seulement des adolescents hétérosexuels (du Massachusetts) étaient sans abri. "Où allez-vous généralement dormir la nuit?", avec ce type de questions, c'est la première enquête à mesurer le risque d'itinérance chez les jeunes selon leurs orientations sexuelles.

L'auteur principal, le Dr Heather L. Corliss, de la Division de médecine de l'enfance et de l'adolescence confirme que les minorités sexuelles sont bien plus fréquemment en situation de précarité et espère que ces résultats permettront de sensibiliser les éducateurs au risque d'itinérance élevé chez ces adolescents.

L'étude constate un taux de sans-abri de

- 3,2% parmi les adolescents hétérosexuels,

- 12,5% chez les adolescents hétérosexuels qui ont des partenaires de même sexe,

- 15% chez les bisexuels,

- 25% chez les homosexuels (ou lesbiennes),

- et 20% chez les adolescents incertains leur orientation sexuelle.

Bien que moins de 5% des étudiants se soient identifiés comme appartenant à des minorités sexuelles, ils représentent 19% des jeunes sans abri. Si seulement des les garçons gays déclarent sans-abri mais pouvoir vivre avec un parent, 15% se déclarent sans abri aucun.

Les auteurs expliquent ce taux d'itinérance par une augmentation des risques de vivre séparément de ses parents lorque l'on appartient à une minorité sexuelle. Ils citent une augmentation des risque d'exposition à la violence, de toxicomanie, de troubles de santé mentale, le tout lié à la discrimination et la victimisation. Enfin, ces adolescents appartenant à une minorité sexuelle ont un risque plus élevé d'être rejetés par leur famille, sans s'y être préparés ou dans des conditions de précarité.

Source: AJPH published online ahead of print 21 July 2011; DOI: 10.2105/AJPH.2011.300155
"High Burden of Homelessness Among Sexual-Minority Adolescents: Findings From a Representative Massachusetts High School Sample." (Visuels SAMU)
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