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SÉCURITÉ: Et si on fermait le smartphone quand on garde un enfant?

Actualité publiée il y a 5 années 2 mois 1 semaine
PAS

Deux études présentées à la Réunion annuelle des Pediatric Academic Societies (PAS) appellent les parents à conserver le sens des priorités quand il s’agit de la surveillance des enfants. Le smartphone est devenu une telle addiction qu’il est aujourd’hui le second facteur de distraction et d’interruption de surveillance de l’enfant, contribuant ainsi indirectement aux 200.000* arrivées aux urgences d’enfants de moins de 14 ans, pour chutes et blessures dans les aires de jeux.

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La plupart des parents qui emmènent leurs enfants au parc, ne sortent pas sans leur smartphone et, finalement vont l'utiliser pour envoyer un sms ou consulter Facebook. Cette étude d'observation de 7 aires de jeux de New York, précise l'impact des smartphones sur la distraction des parents qui relâchent la surveillance de l'enfant.


Concrètement, les chercheurs ont observé, durant des séquences de 10 à 20 minutes, des parents ayant à surveiller un seul enfant âgé de 18 mois à 5 ans et qualifié, via cette observation, 4 comportements toutes les 2 minutes: la surveillance visuelle, l'attention auditive, l'engagement avec l'enfant et la distraction. Un second observateur se concentrait sur l'enfant et sa prise de risques.

Au total, 50 paires parent/enfant ont été observées et 371 séquences de 2 minutes ont été enregistrées.

L'usage du smartphone explique 30% des épisodes de distraction :

· La distraction est constatée dans 74% des séquences.

· Heureusement dans la majorité des cas, la distraction reste légère, avec, tout de même rapidement un retour d'attention sur l'enfant.

· Parler avec un autre parent représente 33% de tous les épisodes de distraction,

· L'usage du smartphone arrive en seconde position : il explique 30% des épisodes de distraction,

· Grignoter, boire, lire, fouiller dans son sac…expliquent les 37% restants.

Cependant, globalement, la surveillance reste « excellente », cependant il est important de sensibiliser les parents à la « distraction électronique », explique Ruth Milanaik, du Cohen Children's Medical Center (CCMC), New York.

Et que font les enfants ? Pendant ces temps de distraction, 30% des enfants s'engagent, en effet, dans des comportements de prise de risques, comme tenter de sortir du parc, jeter du sable, glisser le tête en avant, taper d'autres enfants ou sauter de la balançoire en mouvement. Sur 5 chutes constatées, 3 sont intervenues durant ces moments de distraction.

Mais parfois aussi, les enfants se blessent, en dépit d'une surveillance sans relâche, et il faut considérer que cela fait aussi partie de leur apprentissage. Ceci dit, limiter les périodes de distraction, quand on garde un enfant, en laissant par exemple son mobile à la maison, permet de réduire au minimum ce type d'incidents.


*aux US

Source: PAS Observation Study: Come, Play, Put Your Electronic Device Away et Relationship between Caregiver Distractions and Children's Risk Taking Behaviors on a Playground (Visuel © danr13 - Fotolia.com)

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