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SÉLECTION NATURELLE: Un gène du cancer qui protège du cancer

Actualité publiée il y a 8 années 10 mois 2 semaines
The American Journal of Human Genetics

Cette étude de la Havard School of Public Health et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) du génome de plus de 12.000 Afro-Américains, Nigérians et Gambiens montre des résultats similaires sauf dans certaines sections d'ADN de 4 gènes variables entre les populations. De ces 4 variations, 3 sont connues pour apporter une meilleure résistance au paludisme. La variation du 4è gène, PSCA, protègerait contre le cancer de la prostate et de la vessie.

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Ainsi, un gène du cancer, grâce à sa mutation, pourrait avoir un bon côté. Mais c'est surtout un exemple remarquable, nous expliquent les auteurs, de sélection naturelle dans les populations humaines. Cette sélection naturelle positive entraîne l'augmentation d'allèles bénéfiques (ou variations d'un même gène) et contribue à expliquer les différences entre populations. En découvrant les éléments clés soumis à cette sélection positive, les chercheurs peuvent mieux comprendre la réponse des individus aux facteurs environnementaux y compris aux maladies infectieuses.


Dans cette étude, les chercheurs ont cherché à détecter cette sélection à travers des variations modérées et la fréquence des allèles sur des populations génétiquement très proches, des Afro-Américains, des Nigérians, et les Gambiens. La variation la plus importe implique que les quatre gènes ont évolué séparément dans chaque population, en réponse aux pressions environnementales locales.

Dans trois de ces gènes, l'évolution apporte une meilleure résistance au paludisme local. La 4ème variation, identifiée sur le gène PSCA, un gène dont l'activité est déjà connue pour être fortement associée au cancer de la prostate et de la vessie confère une certaine protection aux sujets porteurs de la mutation », explique l'auteur principe, Gaurav Bhatia, du département Santé de Harvard- MIT.

Source: The American Journal of Human Genetics, DOI: 10.1016/j.ajhg.2011.07.025).”Genome-wide Comparison of African-Ancestry Populations from CARe and Other Cohorts Reveals Signals of Natural Selection

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