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STRESS, de l'école à l'université : Une journée scientifique pour déstresser

Actualité publiée il y a 10 années 10 mois 2 semaines
AFPSSU

L'AFPSSU, Association Française de Promotion de la Santé Scolaire et Universitaire, et le SIUMPPS, Service Inter Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé, organisent cette 70è journée Scientifique d’études, sous le patronage du Ministère de la Santé pour tenter de mieux comprendre les facteurs de stress à l’école et à l’université, ses conséquences, ses enjeux pour les élèves, leur famille et pour les professionnels de l’éducation et de l’enfance. Cette Journée qui donne la parole aux parents comme aux professionnels s’organise alors que se discute à nouveau la question des rythmes scolaires.

le 28 janvier 2011 à Paris, l'AFPSSU (Association de Promotion de la Santé Scolaire et Universitaire), et le SIUMPPS de Paris, organisent cette journée qui doit réunir 700 participants pour tenter de mieux comprendre les facteurs de stress à l'école et à l'université. Objectif, retrouver pour les élèves et les étudiants, le bonheur d'apprendre et aider l'élève à construire son futur d'adulte, pour les enseignants.


« Le collège est, dans l'École, le lieu où l'on souffre le plus » : Le récent rapport parlementaire Grosperrin souligne ainsi que « le collège est, dans l'école, le lieu où l'on souffre le plus. Il produit de la souffrance, non seulement pour ses élèves les plus fragiles mais également pour leurs enseignants : C'est au collège que les enseignants sont le plus souvent confrontés à ce qu'ils considèrent être la principale difficulté de leur métier. C'est aussi au collège que l'on rencontre un nombre significatif de professeurs qui souhaitent quitter leur établissement, voire l'enseignement secondaire. Le collège est aussi un lieu de souffrance en raison de l'âge des jeunes qui le fréquentent. C'est en effet le lieu du passage de l'enfance à l'adolescence, dans un contexte élevé de violence : Si les agressions physiques sont partout dominantes, les collèges sont relativement plus affectés que les lycées avec 4 actes graves sur 10 recensés. Elles y représentent 4,8 incidents graves pour 1.000 collégiens. La violence verbale est également très prégnante dans les collèges : elle correspond à 37 % des actes graves survenus au collège et, rapportée au nombre de collégiens, elle atteint 4,5 incidents pour 1 000 élèves.

Le collège est un lieu de souffrance, car il est synonyme d'exclusion. Si tous les enfants y sont accueillis, seuls 12 % des élèves iront ensuite dans les filières d'excellence du lycée et de l'enseignement supérieur.

Le stress se manifeste à tous niveaux du côté des enfants : la peur de l'échec, la crainte de décevoir et de ne pas être à la hauteur, la violence au sein des établissements, les souffrances et passages à l'acte consécutifs au stress ; du côté des parents : la hantise de difficultés d'insertion professionnelle futures, des difficultés à accompagner leurs enfants dans la scolarité, la peur du chômage.

Selon une étude publiée fin 2009 par l'Institut de veille sanitaire, 15,7 % des étudiants sont atteints de troubles anxieux, 8,9 % de dépression caractérisée.