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TABAGISME : Mesurer l'activité cérébrale pour connaître la volonté d'arrêter

Actualité publiée il y a 8 années 12 mois 2 jours
Health Psychology

Cette nouvelle étude qui a mesuré par scanner l'activité neuronale de fumeurs en réponse à des messages destinés à les aider à arrêter de fumer montre que cette activité, qui permet de mesurer la volonté du fumeur de s’arrêter, serait un complément très utile aux mesures existantes par auto-évaluation. Une technique qui pourrait être utilisée plus largement en Santé Publique pour mesurer la volonté des patients de quitter des comportements à risque. Les conclusions de cette étude, cofinancée par les NIH, sont publiées dans l’édition du 24 janvier de la revue américaine Health Psychology éditée par l’American Psychological Association.

Les chercheurs ont enregistré par scanner l'activité neuronale dans une sous-région du cortex préfrontal médian en réponse à des messages sur l'arrêt de la cigarette sur un échantillon de 28 fumeurs qui tentaient d'arrêter de fumer.


L'importance de la consommation tabagique récente a été mesurée chez les fumeurs par le volume de monoxyde de carbone expiré au départ de l'étude et 1 mois après l'exposition à des annonces pour cesser de fumer. Chaque participant devait auto-évaluer, après chaque diffusion de message d'arrêt du tabac, sa volonté de cesser de fumer.

Résultats: Une relation positive a été observée entre l'activité dans la région du cerveau étudiée et l'arrêt du tabagisme : L'augmentation de l'activité dans la sous-région du cortex préfrontal est associée à une diminution plus importante du CO expiré. L'ajout de l'activité neuronale à un modèle de prévision des changements dans les intentions de fumer auto-déclarées est un complément très utile aux mesures existantes d'auto-évaluation.

Ces résultats confirment, pour les chercheurs, l'intérêt d'une nouvelle utilisation de la technologie de neuro-imagerie pour la compréhension de la psychologie du changement de comportement et la promotion de la santé. En effet, la mesure de l'activité neuronale serait mieux prédictive du comportement du patient que sa propre évaluation.