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TRAVAIL de NUIT, risque accru de diabète de type 2

Actualité publiée il y a 7 années 10 mois 2 semaines
PLoS Medicine

Cette association positive entre le travail de nuit par quarts et le risque de diabète de type 2 et généralement un gain de poids plus important, vient d’être confirmée, chez les femmes et plus spécifiquement les infirmières, par cette étude de la Harvard School of Public Health (Boston). Ces résultats publiés dans l’édition du 7 décembre de la revue PLoS Medicine, sont d'une importance capitale pour la santé publique alors qu’une partie non négligeable de la population active pratique le travail de nuit.

Le Dr. Frank Hu et ses collègues de Harvard ont utilisé les données de la Nurses'Health Study I et II et constatent qu'à partir de NHS I, 6.165 femmes ont développé un diabète de type 2 et qu'à partir de NHS II, 3.961 femmes ont développé le diabète de type 2. En utilisant des modèles statistiques, les auteurs constatent cette forte association entre la durée du travail de nuit par quarts à un risque accru de diabète de type 2, avec une augmentation du risque avec le nombre d'années de travail de nuit. Les résultats précis de l'étude sont un risque relatif (RR) à 1–2, 3–9, 10–19, and ≥20 années de pratique du travail de nuit, respectivement, RR : 1.05 (de 1.00 à 1.11), RR : 1.20 (de 1.14à 1.26), RR : 1.40 (de 1.30 à 1.51) et RR : 1.58 (de 1.43 à 1.74).


Ces résultats doivent encore être confirmés chez l'homme mais doivent inciter à des stratégies préventives chez les travailleurs de nuit. «Reconnaissant que les travailleurs de nuit sont à un risque plus élevé de diabète de type 2, des recherches supplémentaires sur les stratégies de prévention dans ce groupe doivent être entreprises", déclarent les auteurs.

Des implications pour l'organisation et la prévention au travail : Dans un éditorial d'accompagnement, des experts internationaux, non impliqués dans l'étude, ajoutent que l'évolution de notre société va vers un travail en continu et par équipes, et que des efforts supplémentaires pour empêcher le développement du diabète de type 2 avec la généralisation des horaires décalés, comme par exemple le contrôle du poids plus systématique de ces groupes et la détection précoce de la maladie, sont nécessaires. D'autres essais randomisés sont également nécessaires pour identifier les modèles horaires qui minimisent le risque.

Source : PLoS Med 8(12): e1001141. doi:10.1371/journal.pmed.1001141

Rotating Night Shift Work and Risk of Type 2 Diabetes: Two Prospective Cohort Studies in Women” et Harvard “Rotating Night Shift Work Linked to Increased Risk of Type 2 Diabetes in Women” (Visuel Vanderbilt)

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