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TRAVAIL et dépression: Même les Supermamans peuvent avoir le blues

Actualité publiée il y a 8 années 11 mois 2 semaines
106th Annual Meeting of the American Sociological Association

Les mères qui travaillent ont un risque de dépression inférieur à celui des femmes au foyer, mais adopter une attitude de “Supermaman” et se croire plus forte qu'on ne l'est accroît le risque de dépression pour les mères qui travaillent, suggère cette nouvelle recherche qui sera présenté à la 106e réunion annuelle de l'American Sociological Association. Si le travail est bon pour la santé des mères, explique l’auteur -une femme-, pour une meilleure santé mentale, les mères qui travaillent doivent accepter l’idée qu'elles ne peuvent pas tout faire et savoir trouver des compromis.

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L'étude montre que les mères qui travaillent et qui adoptent une attitude de “Supermaman” déclarant concilier avec facilité travail, maison et famille, présentent en revanche plus de symptômes de dépression que les mamans qui travaillent mais qui s'attendent à devoir renoncer à certains aspects de leur carrière ou de leur rôle de mère pour être en mesure de conserver un équilibre de vie.


«On raconte que les femmes peuvent tout faire, mais, dans la réalité, la plupart des lieux de travail sont conçus sans se préoccuper de la question de la garde des enfants», explique Katrina Leupp, étudiante diplômée en sociologie de l'Université de Washington, qui a dirigé l'étude. En réalité, le jonglage maison + travail exige quelques sacrifices, dit-elle, comme un temps partiel par exemple ou une participation plus active du partenaire aux travaux ménagers. Il serait donc possible, sans risquer plus la dépression, de combiner l'éducation des enfants et une carrière professionnelle, mais en étant prêt à faire l'impasse sur un certain nombre d'activités. K. Leupp a analysé, à partir de données de la National Longitudinal Survey of Youth, une étude menée par le Ministère américain du travail, la position sur ce sujet de 1.600 femmes américaines, dans leur quarantaine et mariées, soit mères actives, soit mères au foyer. Les participantes ont répondu à des questions concernant l'équilibre travail-vie familiale etc...et les auteurs ont mesuré leur niveau de symptômes de dépression.

L'étude constate que les mères au foyer ont plus de symptômes de dépression que les mères qui travaillent et que l'emploi est finalement bénéfique pour la santé des femmes. Mais parmi les mères qui travaillaient dans l'étude, celles qui adoptent la “supermom” attitude et prétendent ( par leurs réponses aux questionnaires) que les femmes peuvent tout concilier sans problème ont un risque plus élevé de dépression par rapport aux mères qui travaillent et qui ont un point de vue plus réaliste. Les femmes actives qui s'attendent à un équilibre travail-vie plus difficile à atteindre sont probablement plus enclines à accepter le fait qu'elles ne peuvent pas tout faire. Ces mamans vont plus vers des compromis réalistes, comme de quitter son travail plus tôt pour aller chercher les enfants. Mais le sentiment d'échec et la dépression guettent les femmes qui s'attendent à ce que vie professionnelle et vie familiale puissent être combinées sans difficulté.

Et alors, si les Superdads ou Super-papa aidaient un peu plus? Peut-être. Mais l'auteur rappelle que rares sont les hommes qui acceptent des compromis sur leur vie professionnelle…