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Troubles de la VISION: Les risques des consoles 3D

Actualité publiée il y a 9 années 2 semaines 19 heures
Journal of Vision- ARVO

Cette nouvelle étude de l’ARVO (Association for Research and Vision in Ophthalmology) menée à Berkeley (Californie) alerte sur la fatigue occulaire provoquée par la visualisation rapprochée des images sur les consoles 3D et les nouveaux smartphones 3D. Gêne visuelle, maux de tête et fatigue sont les sanctions identifiées d’une trop forte et trop longue concentration visuelle sur le petit écran. Des conclusions publiées dans le Journal of vision, l’organe officiel de l’ARVO.

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Plusieurs études indiquent que l'utisation prolongée de ces dispositifs 3D, conduit à une gêne visuelle, en raison d'un conflit qui repose sur la nécessité de régler à la fois son regard sur l'écran et de l'adapter simultanément, du fait de la 3D, à des objets visuels à l'avant ou à l'arrière de l'écran.


"Vos yeux doivent se régler à la bonne distance de l'écran et dans le même temps sur le contenu 3D, qui peut se situer soit à l'avant ou à l'arrière de l'écran », explique l'auteur Martin S. Banks, Pr. d'optométrie et d'ophtalmologie à Berkeley. Grâce à une série d'expériences sur 24 adultes, l'équipe de recherche a pu observer l'interaction entre la distance d'observation et le conflit de distance lié à la 3D, en examinant si le contenu placé soit devant soit derrière l'écran affecte l'inconfort spectateur. Les résultats avec les consoles ou mobiles 3D ou même les écrans de bureau placés à faible distance des yeux, les contenus placés à l'avant de l'écran sont moins “confortables” pour les yeux que les contenus placés derrière l'écran. Inversement, en cas de visualisation à une distance plus éloignée, comme dans le cas d'un écran de cinéma, les contenus 3D placés derrière l'écran sont plus fatiguants pour le regard.

«L'inconfort associé à la visualisation 3D est un problème majeur qui pourrait limiter l'utilisation de la technologie», explique l'auteur, qui suggère d'inclure dans les participants des prochaines études, les enfants qui sont les grands utilisateurs de consoles de jeux 3D, les professionnels de la communication et de l'imagerie médicale. Les auteurs recommandent également l'élaboration de lignes directrices adaptées aux écrans proposés.

La plupart des fabricants sont conscients de ces risques et proposent un curseur 3D qui permet d'augmenter ou de diminuer l'effet 3D afin de trouver le niveau qui convient le mieux aux yeux de chaque utilisateur. Ce curseur permet de régler la 3D au minimum voire de la désactiver (voir schéma ci-contre).
«C'est un domaine où la science fondamentale répond à l'évolution des applications et nous espérons que la science pourra réagir suffisamment assez rapidement pour suivre l'utilisation plus répandue de la technologie», ajoute le Pr. Banques.