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VIRUS SCHMALLENBERG: La France désormais le pays le plus touché en UE

Actualité publiée il y a 8 années 5 mois 1 jour
Centre de Ressouces d'Epidémiosurveillance

On l’avait un peu oublié, alors qu’en début avril, il avait déjà touché plus de 3.000 exploitations en Europe. Identifié pour la première fois en novembre 2011 en Allemagne, le virus Schmallenberg, avait envahi les Pays bas puis la Belgique, touchant bovins et petits ruminants, provoquant chez ces animaux diarrhées et avortements et jusqu’à des malformations fœtales. Aujourd’hui, au 20 avril 2012, c’est la France qui déclare le plus grand nombre d’élevages touchés, avant l’Allemagne. Selon ce nouveau bilan du Centre français de Ressources d’Epidémiosurveillance, 1.303 exploitations ont, depuis l’émergence du virus, été déclarées positives en france, sur un total de plus de 3.500 pour l'Europe.

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Environ 70 nouvelles exploitations seraient contaminées en France chaque semaine. Le VSB a envahi désormais toute la moitié nord du pays, et, comme partout en Europe, touche majoritairement les élevages ovins (voir tableau ci-contre).


La bonne nouvelle, c'est la mise au point d'un test sérologique pour le diagnostic SBV, désormais validé par le Laboratoire de santé animale de l'Anses à Maisons Alfort. Jusqu'à maintenant, la seule solution de détection était une analyse « métagénomique » par PCR développée par le laboratoire fédéral allemand en santé animale, le Friedrich Loeffler Institut (FLI), les connaissances sur la prévalence de l'infection dans les foyers de SBV étaient jusqu'à présent limitées…et celles dans les troupeaux non reconnus infectés inexistantes. Ce test validé depuis le 2 avril, également en cours de validation par d'autres laboratoires nationaux de référence européens et qui bénéficie d'une excellente spécificité (99,75%) et d'une très bonne sensibilité (96.47%) va permettre désormais la mise en œuvre d'enquêtes épidémiologiques à large échelle pour estimer l'ampleur et l'extension de l'infection dans les troupeaux de ruminants.

Peu de risque pour l'Homme : Le dernier avis du Centre de surveillance européen (ECDC) sur l'impact du virus sur la santé humaine reste inchangé: il est peu probable que le virus peut causer des maladies chez les humains. À ce jour, les enquêtes en cours suggèrent que les personnes qui ont été en contact étroit avec des animaux infectés n'ont signalé aucune maladie inhabituelle. Mais des études (Afssa, Efsa) sont toujours en cours pour mieux comprendre l'épidémiologie et les aspects microbiologiques de l'épidémie chez les humains et pouvoir mettre en œuvre des mesures de prévention. Il est déjà conseillé aux femmes enceintes de ne pas être en contact étroit avec le bétail.

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