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ACIDES AMINÉS SOUFFRÉS : Leur apport alimentaire en cause dans l’obésité

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 2 jours
Life Metabolism
La restriction en acides aminés soufrés améliore la perte de graisse et la santé métabolique (Visuel Fotolia 198305485)

Une précédente étude avait expliqué « pourquoi il faut s’efforcer de s’en passer ». La restriction en acides aminés soufrés améliore la perte de graisse et la santé métabolique, confirme cette équipe du Shanghai Institute of Nutrition and Health et de la Chinese Academy of Sciences (Shanghai). Ces travaux, publiés dans la revue Life Metabolism, confirment l’efficacité, sans effet délétère sur l’appétit et l’activité, du régime « SAAR » ou sulfur amino acid restriction, pour la gestion du poids et l’équilibre métabolique.

 

Les acides aminés sont les éléments constitutifs des protéines. Parmi les acides aminés figurent les acides aminés soufrés. Le soufre entre dans la composition d’un acide aminé, la méthionine (MET) et d'autres acides aminés soufrés dont la cystine, la taurine, la carnitine ou encore le glutathion. Ces acides aminés soufrés jouent un rôle important dans l'élimination des produits toxiques. L’apport alimentaire en acides aminés soufrés recommandé est de 15 mg / kg / jour (Food and Nutrition Board de la National Academy of Medicine).

Alors que la consommation -dans les pays riches- de ces acides aminés souffrés est près de 2,5 fois le besoin moyen estimé, de récentes recherches ont montré que

les régimes de type végétarien ont une teneur réduite en acides aminés souffrés

au contraire des régimes protéinés.

 

Le contexte en matière métabolique est celui de la hausse continue de l’obésité, qu’aucune intervention ne semble pouvoir ralentir. Caractérisée par une accumulation excessive de graisse, l'obésité augmente considérablement le risque de développer d’autres troubles métaboliques tels que le diabète de type 2, la stéatose hépatique et les maladies cardiovasculaires. Bien que les stratégies diététiques telles que la restriction calorique, les repas à durée limitée et les régimes à faible indice glycémique soient des moyens démontrés de gérer l'obésité, les résultats ne sont pas toujours durables à long terme et peuvent, à terme, laisser place à une reprise de poids.

 

La restriction des apports alimentaires d’acides aminés souffrés se révèle au fil des recherches, une voie prometteuse pour restaurer l’équilibre métabolique, la santé et la longévité. Cependant, les résultats sur cette stratégie restent mitigés.

 

L’étude confirme que :

 

  • la restriction en acides aminés soufrés induit bien une perte rapide de graisse et améliore la sensibilité au glucose -ici chez la souris-, sans impact sur l'appétit ni sur l'activité physique ;
  • les effets de la restriction alimentaire en acides aminés souffrés se confirment également supérieurs à ceux de différents régimes de restriction alimentaire globale ;
  • la perte de graisse induite par ce régime « SAAR » pour sulfur amino acid restriction résulte de changements dans la synthèse des lipides, de la lipolyse et de l'oxydation des acides gras ;
  • il existe une corrélation positive entre les taux de cystine (un acide aminé souffré) circulante et l'indice de masse corporelle (IMC) et les taux de triglycérides totaux, suggérant que la cystine pourrait être un régulateur de l'obésité chez les personnes diabétiques.

 

En conclusion, le régime SAAR régule le métabolisme du glucose et des lipides, pour favoriser ainsi le contrôle du poids, sans impact sur l'appétit ni l'activité physique. 

 

C’est donc bien une nouvelle perspective pour la gestion de l'obésité, même si des recherches supplémentaires devront préciser ses mécanismes moléculaires et évaluer les champs et les avantages de ses applications cliniques.

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