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ALZHEIMER : Découverte d’un nouveau gène de la neurodégénérescence

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 3 semaines
Alzheimer’s & Dementia
La réduction d'une variante de ce gène pourrait diminuer le risque de maladie d'Alzheimer d'apparition tardive (Visuel Adobe Stock 396751109)

Ces experts de la maladie d'Alzheimer de l'Université de l'Indiana concentrent leurs travaux sur un gène particulier (INPP5D) associé aux cellules immunitaires du cerveau et révèlent, dans la revue Alzheimer’s & Dementia, comment la réduction d'une variante de ce gène pourrait diminuer le risque de maladie d'Alzheimer d'apparition tardive. Alors que la prévalence de la maladie, en forte hausse, pourrait dépasser les 150 millions de cas en 2050, qu’il n’existe à ce jour aucun traitement curatif, la piste d’une atténuation de la fonction de l'INPP5D, qui permet la réduction de l’amyloïde toxique, ne doit donc pas être négligée.  

 

L'équipe dirigée par Adrian Oblak, professeur de radiologie et d'imagerie se concentre ainsi sur la fonction de INPP5D, un gène spécifique de la microglie déjà suspecté d’augmenter le risque de maladie d'Alzheimer tardive. Les microglies sont les cellules immunitaires du cerveau et plusieurs gènes microgliaux ont été associés à la neurodégénérescence.

Des niveaux élevés d'INPP5D corrélés au dépôt de plaque amyloïde

De précédentes recherches de la même équipe avaient révélé que des niveaux élevés d'INPP5D dans des modèles de laboratoire de la maladie d'Alzheimer entraînaient une augmentation du dépôt de plaque amyloïde. Les scientifiques ont donc voulu vérifier si la réduction de l'expression de INPP5D pourrait freiner la pathogenèse de la maladie.

 

  • Lorsque les chercheurs réduisent, d’au moins 50 % l'expression du gène, créant une « haplodéficience » afin d’imiter les effets d’inhibiteurs pharmacologiques, ils constatent que l'absorption d'amyloïde et l'engagement de la plaque dans la microglie augmentent ;
  • en revanche, l'inhibition du gène régule les fonctions microgliales et atténue la pathologie amyloïde ;
  • réduire l’expression du gène permet de mieux préserver la fonction cognitive chez les souris modèles de laboratoire : la réduction de l'expression du gène dans le cerveau induit un environnement moins neurotoxique et améliore l’activation de la microglie- qui agit comme la première ligne de défense contre les virus, les matières toxiques et les neurones endommagés-. Les dépôts amyloïdes et les plaques sont mieux éliminés.

 

Ces résultats ouvrent un grand espoir dans la lutte contre les formes tardives de l’Alzheimer : l'atténuation de la fonction de l'INPP5D apporte en effet une réponse protectrice en atténuant l'effet de la pathogenèse induite par la bêta-amyloïde.

 

Un effet qui devra être validé par d’autres études précliniques.

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