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ALZHEIMER : Quand l’insomnie fait monter l’amyloïde

Actualité publiée il y a 1 année 7 mois 1 semaine
PNAS
Des preuves préliminaires que le sommeil pourrait être un facteur régulant les niveaux de bêta-amyloïde dans le cerveau et donc le risque de maladie d'Alzheimer ?

Cette étude apporte-t-elle les preuves préliminaires que le sommeil pourrait être un facteur régulant les niveaux de bêta-amyloïde dans le cerveau et donc le risque de maladie d'Alzheimer ? Quelques mauvaises nuits pourraient-elles déclencher la démence ? C’est un peu l’esprit de cette toute petite étude, présentée dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine et qui démontre qu’après une nuit sans sommeil, des personnes exemptes de tout déficit cognitif, voient leurs niveaux de bêta-amyloïde grimper de 5%. Or des niveaux élevés de la protéine sont caractéristiques de la maladie…

 

Les chercheurs des National Institutes of Health aux États-Unis, de Piramal Pharma Inc. et  de la Yale School of Medicine ont mené cette petite étude auprès de 20 participants, âgés de 22 à 72 ans, et en moyenne de 40 ans exempts de la maladie d'Alzheimer et suivis sur 2 nuits de sommeil, une première nuit avec durée de sommeil libre, une seconde nuit, nuit blanche imposée sous la surveillance d’une infirmière. Les chercheurs ont ensuite effectué des scintigraphies cérébrales pour mesurer, chez les participants, la quantité de bêta-amyloïde, une protéine « naturelle » du cerveau mais retrouvée à des niveaux plus élevés en cas d’Alzheimer.  Les chercheurs ont également évalué, par questionnaires l'humeur des participants, et recherché les gènes particuliers associés à un risque plus élevé de maladie d'Alzheimer.

L’expérience montre que :

 

  • les patients présentent un taux de bêta-amyloïde légèrement supérieur, de 5%, après une seule nuit de privation de sommeil mais l’étude ne nous dit pas quels seraient ces niveaux après 2,3,… nuits sans sommeil ;
  • il existe une variation importante des niveaux de bêta-amyloïde d’un participant à l’autre, cependant sans association avec l'âge, le sexe ou la susceptibilité génétique à la maladie d'Alzheimer ;
  • l'humeur des participants décline après une privation de sommeil vs une bonne durée de sommeil, et une plus grande augmentation de bêta-amyloïde semble associée à un changement d’humeur plus significatif.

 

 

Si la relation entre le sommeil et la santé cognitive n’est pas discutable, de nombreuses études ayant déjà démontré l’importance du sommeil pour le repos et la « réorganisation » du cerveau, si de bonnes nuits de sommeil apporte d'autres bienfaits importants pour la santé physique et mentale, il est donc trop tôt pour conclure à une relation si directe entre le sommeil et la démence.

 

Les chercheurs décrivent tout de même leur étude comme une « preuve préliminaire » que le sommeil pourrait être l'un des facteurs qui affectent les niveaux de bêta-amyloïde dans le cerveau et donc le risque de maladie d'Alzheimer.

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