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APNÉE du sommeil et risque d’ALZHEIMER : Le lien passe par tau

Actualité publiée il y a 1 mois 1 semaine 4 jours
American Academy of Neurology
De récentes études ont déjà suggéré un lien entre l'apnée du sommeil et un risque accru de démence

L'apnée du sommeil semble liée à des taux plus élevés de biomarqueurs de la maladie Alzheimer dans le cerveau et en particulier de protéine tau, dans une zone du cerveau impliquée dans la mémoire, révèle cette étude de de la Mayo Clinic (Rochester, Minnesota) présentée à 71e réunion annuelle de l'American Academy of Neurology (Philadelphie). Des données qui, une fois de plus, engagent les médecins à détecter chez les patients, en particulier les plus âgés, le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS).

 

L'apnée obstructive du sommeil est une affection caractérisée par des arrêts de la respiration pendant le sommeil, et tau, une protéine qui s’agrège dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Mais quel est le lien entre ces deux conditions ? L’auteur principal, le Dr Diego Z. Carvalho, de la Mayo Clinic, membre de l'American Academy of Neurology rappelle qu’en moyenne, une personne connait moins de 5 épisodes d'apnée par heure pendant son sommeil. Alors que de récentes études ont déjà suggéré un lien entre l'apnée du sommeil et un risque accru de démence, son équipe a tenté de comprendre pourquoi.

 

L'étude est menée auprès de 288 personnes âgées de 65 ans et plus ne présentant pas de troubles cognitifs. Leurs partenaires ont été interrogés sur d’éventuels épisodes d’arrêt de la respiration pendant le sommeil. Les participants ont également passé des scanners cérébraux (PET scans) afin de rechercher une accumulation d'enchevêtrements de protéine tau dans la zone corticale entorhinale du cerveau, une zone du cerveau dans le lobe temporal susceptible d'accumuler tau, et impliquée dans la mémoire, la navigation et la perception du temps.

  • 43 participants, soit 15% du groupe d’étude, étaient sujets, selon leurs partenaires à des apnées du sommeil ;
  • ces mêmes participants présentent, en moyenne 4,5% plus de tau dans le cortex entorhinal que les personnes exemptes d’apnée, et cela après prise en compte des facteurs de confusion possibles dont l'âge, le sexe, le niveau d’études, les facteurs de risque cardiovasculaires et les autres troubles du sommeil.

 

 

Cette petite étude soulève ainsi la possibilité que l'apnée du sommeil favorise l'accumulation de tau mais aussi que des niveaux plus élevés de tau prédisposent à l'apnée du sommeil. Il est probable que ce trouble du sommeil réduise la capacité du cerveau à éliminer les protéines toxiques.

 

Des études plus longues et plus larges seront donc nécessaires pour préciser la relation entre le SAOS et les niveaux de protéines tau. De plus, le manque de données suffisantes sur un traitement ou non, chez ces participants, pour l'apnée du sommeil, constitue une limitation sérieuse à ces conclusions.


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