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ARRÊT CARDIAQUE : L'urgence à améliorer les soins d’urgence

Actualité publiée il y a 2 mois 3 semaines 6 jours
Circulation
En dépit de progrès significatifs en matière de recherche, d’éducation et de pratique clinique, la survie après un arrêt cardiaque reste extrêmement faible (Visuel Adobe Stock 163069799)

En dépit de progrès significatifs en matière de recherche, d’éducation et de pratique clinique, la survie après un arrêt cardiaque reste extrêmement faible. De plus, il existe une grande disparité dans les résultats des patients. Cette déclaration scientifique de l'American Heart Association, publiée dans la revue Circulation : Cardiovascular Quality and Outcomes, présente des directives spécifiques qui vont permettre d’améliorer les résultats des arrêts cardiaques, pour tous.

Seules 10 % des personnes victimes d'un arrêt cardiaque survivent.

Il existe donc une marge d’amélioration pour ces soins cardiovasculaires d’urgence, l’objectif du groupe d’experts de l’American Heart Association étant un doublement du taux de survie à 20 %. En particulier, l’intervention élargie de spectateurs qui pourrait permettre d’augmenter la fréquence de défibrillation (utilisation du DAE) avant l'arrivée des services d'urgence pourrait permettre d’augmenter le taux de survie après un arrêt cardiaque.

 

Enfin, des objectifs d’équité d’accès aux soins sont également essentiels, en particulier pour les communautés à plus faible statut socio-économique.

 

Le comité d'experts bénévoles révise, tous les 10 ans, ces objectifs cliniques ainsi que ses recommandations aux professionnels de la santé, au public, aux décideurs politiques. L’un des experts principaux, le Dr Raina M. Merchant, présidente du comité de rédaction de la déclaration et professeur de médecine d'urgence à la Perelman School of Medicine de l'Université de Pennsylvanie précise que

 

« ces objectifs vont servir de feuille de route pour améliorer la santé cardiaque et les taux de survie pour tous ».

 

Actuellement, 90 % des personnes victimes d'un arrêt cardiaque en dehors d'un hôpital meurent, en partie parce qu'elles ne reçoivent pas de défibrillation. Il s’agit donc d’augmenter le nombre de personnes qui réagissent à un arrêt cardiaque en appelant les Urgences et qui savent utiliser un DEA lorsqu’il est disponible. Il a été constaté que les personnes des minorités notamment sont beaucoup moins susceptibles de recevoir des soins vitaux de la part d'un spectateur.

 

Cette nouvelle analyse des données disponibles éclaire ces lignes directrices de pratique clinique et aboutit à une feuille de route en 10 étapes qui peuvent être résumées ainsi :

  • Étape 1 : développer et soutenir la gouvernance et l'infrastructure nécessaires à faire progresser l'excellence en réanimation ;
  • Étape 2 : collecter des données pour évaluer et améliorer les processus de prise en charge et les résultats de la réanimation ;
  • Étape 3 : mettre en œuvre une éducation et une formation efficaces en matière de réanimation ;
  • Étape 4 : établir des objectifs de traitement du patient et pour sa famille et réévaluer régulièrement ces objectifs ;
  • Étape 5 : mettre fin aux arrêts cardiaques intra-hospitaliers en mettant en œuvre des systèmes d'alerte précoce et d’autres mesures préventives ;
  • Étape 6 : développer et déployer un système d'intervention de réanimation efficace ;
  • Étape 7 : fournir des soins de réanimation basés sur des lignes directrices ;
  • Étape 8 : fournir des soins post-arrêt cardiaque basés sur des lignes directrices ;
  • Étape 9 : mettre en œuvre une culture d'excellence en matière de soins centrée sur la personne ;
  • Étape 10 : assurer également le bien-être des professionnels de la santé en charge.

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