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BRUXISME : Attention aux troubles temporo-mandibulaires

Actualité publiée il y a 8 mois 2 jours 18 heures
Journal of Advanced Research
Ce grincement ou le serrement involontaire et plus fréquemment nocturne des dents, le « bruxisme » peut entraîner des conséquences sévères, jusqu’à endommager les articulations temporo-mandibulaires et induire des douleurs et des maux de tête (Visuel Adobe Stock 1248787499)

Ce grincement ou le serrement involontaire et plus fréquemment nocturne des dents, le « bruxisme » peut entraîner des conséquences sévères, jusqu’à endommager les articulations temporo-mandibulaires et induire des douleurs et des maux de tête, conclut cette équipe de l’université de médecine de Vienne. L’étude, publiée dans le Journal of Advanced Research, incite ainsi les 15 % de la population qui grincent des dents pendant le sommeil à une évaluation maxillo-faciale régulière.  

 

En médecine dentaire, la question de savoir si le bruxisme est associé au développement ou à la progression des troubles de l'articulation temporo-mandibulaire reste controversée. Avec cette étude menée à la Clinique dentaire de l'Université de Vienne, les chercheurs confirment que dans certaines configurations d’implantation dentaire, le bruxisme peut entraîner des problèmes d'articulation temporo-mandibulaire.

Le bruxisme, une condition relativement peu étudiée, est particulièrement fréquent chez les jeunes.

On pense que la pression, souvent élevée, exercée sur les surfaces des dents et sur les mâchoires peut entraîner divers problèmes dentaires, maxillaires, avec des douleurs dans les muscles de la mâchoire et parfois des maux de tête.

 

L'étude, réalisée à l'aide d'un modèle informatique de pointe des interactions de la région masticatrice, qui comprend les structures osseuses, cartilagineuses et musculaires, s’est concentrée plus particulièrement sur l'interaction de 2 facteurs qui « coïncident » dans la manifestation du bruxisme.

 

  • Le premier d'entre eux est la forme de la dent affectée, plus précisément l'angle d'inclinaison de la cuspide dentaire qui est en contact avec son homologue vis-à-vis,
  • le second est l'emplacement du contact dentaire ou facette d'usure lors du mouvement de mastication.

 

En pratique, le modèle a donc simulé les effets de ce mouvement de mastication en fonction de différentes inclinaisons des facettes dentaires, étudiant ainsi un total d’une douzaine de scénarii. L’analyse montre que l'inclinaison et l'emplacement des facettes d'usure ont une influence sur la force mécanique exercée sur l'articulation temporo-mandibulaire mais que le facteur décisif réside dans l’inclinaison de la cuspide dentaire : plus la dent est plate, plus la charge sur l'articulation est élevée et donc plus le risque de trouble articulations temporo-mandibulaires est élevé.

 

Si d'autres recherches vont être menées, couplées à des investigations cliniques, pour aboutir à la définition de protocoles thérapeutiques mieux définis, cependant cette première étape confirme l’existence d’un risque de temporo-mandibulaires avec le bruxisme.

 

Un trouble qui ne doit donc pas être négligé chez les jeunes.