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CANCER de la PROSTATE : L’analyse génomique des biopsies pour mieux caractériser la tumeur

Actualité publiée il y a 1 année 10 mois 2 semaines
Cancer Research
Des outils génomiques avancés pour analyser ce que les médecins appellent des « noyaux de biopsie » et évaluer dans quelle mesure la tumeur s’est déjà propagée.

La prise en charge du cancer de la prostate, de la détection à la décision de traitement « peut être déroutante », écrivent les chercheurs du Cold Spring Harbor Laboratory. Le cancer de la prostate troisième cancer le plus répandu chez les hommes, avec un large spectre de pronostics puisque son taux de survie à 5 ans dépasse les 98% mais que de nombreux patients présentent une maladie déjà métastatique au moment du diagnostic. Cette équipe s’attaque à l’un des grands défis de ce cancer, détecter la minorité des patients à maladie agressive au moment du diagnostic - ce qui détermine généralement s’il y aura chirurgie ou pas. La nouvelle méthode diagnostique, qui vient en complément de la biopsie pré-chirurgicale, utilise des outils génomiques avancés pour analyser ce que les médecins appellent des « noyaux de biopsie » et évaluer dans quelle mesure la tumeur s’est déjà propagée.

 

Dans les biopsies standard, les pathologistes examinent le tissu recueilli dans une douzaine de « carottes » et attribuent une note globale appelée score de Gleason, basée sur les changements de l'architecture glandulaire. Un score de 6 ou moins signifie qu'un cancer est à croissance lente ou indolent. Certains patients à scores limites vont néanmoins subir une intervention chirurgicale et leur tumeur pourra finalement se révéler agressive. D’autres patients à scores élevés révèleront un cancer indolent lors de la chirurgie.

 

La méthode ici testée, qui vient en complément de la biopsie pré-chirurgicale standard consiste en son analyse plus approfondie. L'équipe séquence les génomes de plusieurs centaines de cellules individuelles prélevées sur les noyaux de biopsie de chaque patient, à la recherche de certaines variations de nombre de copies (CNVs : copy-number variations) puis, grâce à un programme informatique, les cellules qui présentent les mêmes irrégularités ou cellules « clonales » qui caractérisent la tumeur. La méthode assigne ensuite un score à chaque noyau de biopsie, qui correspond au taux de cellules clonales et permet ainsi d’évaluer dans quelle mesure ces cellules sont dispersées dans la prostate. La méthode permet d’aboutir, selon cette étude pilote, à des évaluations de tumeurs plus proches d’un diagnostic post-chirurgical reflétant exactement la maladie réelle, que la biopsie pré-chirurgicale.

 

Bref une analyse quasi-monocellulaire qui permet d’accroître de manière considérable la précision du diagnostic après biopsie et de prendre une décision éclairée de traitement, en particulier dans les cas limites.

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